ACTE IV, SCÈNE VIII
S'il opposait soudain aux jours d'adolescence Les jours plus éloignés et plus purs de l'enfonce, Qui s'envolaient exempts d'amertume et de fiel , Sur une même terre et sous un même ciel !
S'il jetait au-devant de ta haine fatale Ces souvenirs puissants de la terre natale, Où chaque jour se lève et plus pur et plus beau, Où le sol qui le couvre est léger au tombeau ? S'il te prouvait qu'il peut, par une adroite fuite, Des bourreaux, sans te perdre, éviter la poursuite, Et dans un coin du monde, ignoré pour toujours, Aller mourir au lieu qui vit ses premiers jours ? S'il offrait à ton cœur, dans sa douleur amère, Son rêve de vieillesse et les pleurs de sa mère ; Cédant à la pitié, lorsque tu le terrais
Tomber à tes genoux ?. . .
( II se jette aux pieds de Monaldeschi. ) mon albisciii, portant la main à son poignard. , Je l'y poignarderais.
SBirrifiBLLi, se relevant.
Au nom de notre reine indignement trompée, Jean de Monaldeschi, rendez-moi votre épée.
(Les deux gardes arrêtent Monaldescht ) A cet homme, accusé de haute trahison, Je veux bien accorder sa chambre pour prison. Veillez sur lui, tandis que son trépas s'apprête ; Allez, chacun de vous m'en répond sur sa tête. (Les deux gardes entraînent Monaldescht d'un côté, etSentinelli sort de l'autre. Paula parait au fond.)
8 ALEX. BCXAS.