‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 156 sur 999 · ÉPILOGUE, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE, SCÈNE IV

Et, s'il est là, qu'il soit à l'instant introduit. Allez, et reveaex surtout avant une heure; Car Je veux vous revoir avant que je ne meure...

(Us sortent.) cmisnifi, seule.

Une heure!... une heure encore, et tout s'achèvera! Vienne donc le moment... mon âme quittera Ce monde... où devant moi tour à tour j'ai vu naître Tous ces plaisirs d'un jour que l'homme peut connaître ! Pouvoir, amour, science : et, sans les regretter, Moi qui les épuisai, je pourrai les quitter; Car j'ai trouvé toujours au fond de chaque joie Quelque chose d'amer qui vers le ciel renvoie... Pour guider tout un peuple en ses rudes chemins, Le Seigneur avait mis un flambeau dans mes mains. Je vis que ce flambeau de sa flamme trop forte Brûle toujours la main de l'élu qui le porte, Et j'approchai bientôt, voyant mes vœux déçus, Le flambeau de ma bouche, et je soufflai dessus ! J'avais une âme jeune et pleine d'espérance ; Elle appelait l'amour, qu'il fût joie ou souffrance : Mais l'amour que mon âme exigeait les surprit, Et mon cœur se ferma sans que nul le comprît. De la science alors poursuivant le mystère, Je voulus me mêler aux sages de la terre!

Lever un coin du voile où mes yeux indiscrets Croyaient du Créateur surprendre les secrets; Je vis que dans la nuit où notre esprit se plonge Tout était vanité, déception, mensonge !

One sur l'éternité Dieu seul était debout, Et qu'excepté de lui... l'on doit douter de tout. Tienne donc le moment, je l'attends sans alarmes. Mais je le sens, mon Dieu!., mon cœur est plein de larmes, Car parmi tous mes jours, un jour qui fut affreux T laisse un souvenir sanglant et douloureux ! Vous saviez cependant, vous, quel était son crime, Et si c'était à moi d'épargner la victime!... D'ailleurs une autre main...

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