‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 177 sur 999 · AUBES · texte numérisé non relu

AUBES

Celui du cor.

Ll COMTE.

Oui sonne?

ANDRÉ

Je ne puis voir d'ici ; c'est au dehors.

LE COMTE

Personne N'est donc au pont-levis?

AHBAt.

Si, monseigneur; j'ai mis Deux hommes à la tour... Ah ! ce sont des amis : On ouvre... Je savais que la garde était bonne... Ah! c'est un écuyer aux armes de Narbenne...

11 a diablement chaud?

On l'amène à l'instant.

LE COMTE

Faites signe, et qu'ici

ANDRÉ

Monseigneur, le voici.

Entrez, sire écuyer.

l'ecutee.

Le comte...

le comte.

C'est moi.

l'ecutee, lui donnant une lettre aux armée de Narbonne.

Comte, Le message demande une réponse prompte :

C'est de mon maître.

LE COMTE

Bien. — Vous revenez du camp?

l'ecutee. Oui, monseigneur.

le comte, lisant.

Narbonne est bien portant ?

l'ecutee.

Oui.

CHARLES Vil.

LE COMTE

Quand En ètcs-vous parti?

L'ÉCîJYEB.

Cette nuit.

LE COMTE

Par saint Charte !

C'est marcher vitement ! — Votre maître me parle En homme bien pressé : pour demain cependant Je ue puis le rejoindre.

l'écuyer.

11 est en attendant Le combat que l'Anglais offre; mais il balance : S'il avait le secours de votre bonne lance Et de tous vos archers, il n'hésiterait plus.

LE COMTE

J'ai pour deux jours encor de devoirs absolus ; Puis je le rejoindrai.— Qu'il tarde.— C'est possible : Un retard de deux jours ne peut être nuisible, Tandis qu'il perdra tout en se hâtant par trop.

l'écuyer. *> Monseigneur, il m'a dit de partir aussitôt Que vous m'auriez donné réponse.

LE COMTE

Dans une heure, Au plus tard, vous l'aurez.— Allez.— André, demeure... De ce brave écuyer, mes amis, prenez soin.

(L'écuyer sort avec les autres.) (A André.) André, de tout ton zèle aujourd'hui j'ai besoin.

AHD1É.

Ordonnez.

LE COMTE

Tu connais le château de G ra ville?

ANDlft.

Sans doute, monseigneur; c'est auprès de la ville D'Auxerre.

LE COMTE

Justement.

Page 1