‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 217 sur 999 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

MADAME DE VERTPRÉ, seule.

Que va-t-il faire? Il ne faut qu'un mot ironique de l'un pour blesser l'autre. Si je pouvais voir Léon, je lui dirais de se contenir par amitié pour moi ; qu'à cette condition je lui pardonnerais sa

folle conduite Comment pouvais-je penser que

ces mille riens qui formaient nos relations encourageraient son amour? mais c'est que je ne m'en

doutais pas le moins du monde, de son amour ! Mon

Dieu, que faire? (Elle remonte en scène en

disant : ) Ah ! voilà Léon dans le jardin, les yeux fixés sur cette fenêtre... et mon mari de ce côté qui le cherche : Léon m'a vue! le voilà qui me fait des signes; quelle présomption! Mais c'est qu'il faut que je l'appelle avec tout cela ! II n'a pas l'air de douter. • . ( Elle fait signe de la tète. ) Oui , oui ... il vien t, le fat! et mon mari qui l'a aperçu et qui accourt par l'autre allée!... Ils vont prendre chacun l'escalier opposé; ils se rencontreront ici... et moi au milieu d'eux... mais c'est impossible ! j'en deviendrai folle. Voilà Léon qui monte en fredonnant

J'entends les pas de Paul quelle ridicule position !... Les voici, ma foi! je me sauve.

(Elle sort.)

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