‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 223 sur 999 · X. DB VEBTPBÉ · texte numérisé non relu

X. DB VEBTPBÉ

Tout de suite, tout de suite.

LÉON

Oui, monsieur... plus tard.

*. DE VEBTPBÉ.

Et en attendant vous la laisserez jouir de sa conquête, se vanter de vous retenir près d'elle comme un enfant ; vous donnerez le temps à Pauline de s'apercevoir de votre indifférence et d'en aimer un autre?

LÉON

Vous avez raison, elle serait trop fière.

H. DE VEBTPBÉ.

Écoutez... mieux que cela.

LÉON

Qu'y a-t-il à faire ?

M. DE VEBTPBÉ.

Tenez, je ne vous connais que depuis un instant; mais vous êtes bon, vous avez l'âme candide, vous êtes un excellent jeune homme , et je vous aime comme un frère.

LÉON

Merci.

*. DE VEBTPBÉ.

Et je me ligue avec vous contre ma femme.

LÉON

Voyons.

■• DE VEBTPBÉ.

A votre place, voici ce que je ferais.

LÉON

Parlez.

H. DE VEBTPBÉ.

Je demanderais à madame de Vertpré une entrevue.

LÉON

Je le veux bien.

H. DB VEBTPBÉ.

Devant son mari, ça me serait égal.

Non, j'aime mieux seule.

M. DE VEBTPBÉ.

Eh bien ! seule : ça m'est encore égal... et je lui dirais que ce que j'ai fait n'était qu'un jeu, pour me moquer d'elle ; que je ne l'ai jamais aimée, que je ne l'aimerai jamais; que c'est Pauline seule, suivez bien ce que je vous dis, que c'est Pauline seule que j'aime, et la preuve , c'est que je la lui demande pour femme.

LÉON

Si elle me la refuse?

H. DB VEBTPBÉ.

Je vous la donnerai, moi.

LÉON

Permettez que je réfléchisse.

M. DE VEBTPBÉ.

Non, voyez-vous , ces choses-là veulent être faites tout de suite, enlevées dans un moment de colère, parce qu'alors on y met une verve, une vérité qui ne permettent pas de douter de la franchise des sentiments. Pauline est une charmante enfant, vous allez voir. (// sonne. — Hélène parait.) Hélène, dites À Pauline que son oncle n'est pas mort, qu'il est arrivé, et qu'elle vienne. (Hélène êori.) Je vais me faire reconnaître à elle , je lui dirai vos intentions.

LÉON

Monsieur...

H. DE VEBTPBÉ.

Je les approuve , elles sont pures. Je veux tous voir heureux, mon jeune ami, et cela le plus tôt possible ; vous le méritez si bien. Voici Pauline.

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