scène in
Lis feecédents ; DELAUNAY, entrant, son chapeau sur la tète, son manteau eur le dos, aa fille pendue au cou.
DELAUNAT.
Ma fille! mon enfant! ma bonne Amélie!...
AMÉLIE
Mon père!...
DULAU
Mon vieil ami!...
Monsieur!...
DELAUNAT , à Sa fille.
Ah ci! mais, me lâcheras -ta? qne je me débarrasse de ce manteau qui m'enveloppe les bras... Qne diable! j'en ai besoin pour vous embrasser tons. — (Il jette son manteau et son chapeau.) Ah ! mes bons amis!... (// les embrasse.) Ah çà ! maintenant , laissez-moi un peu regarder ma fille.
AMÉLIE
Eh bien! papa?...
% DELAUNAT.
Je te trouve enlaidie à faire peur.
AlttlE.
Oh! vous me flattez ! *
DELAUNAT.
Non... demande à Arthur.. .Votre avis, Arthur?
AETHUE.
Oh! monsieur, mes lettres ne vous Tout -elles pas dit?
DELAUNAT.
Oui, nous causerons de vos lettres : elles ne sont guère en harmonie avec ce que vous me disiez ici, dans celte même chambre. ••
AETHUE.
Pardon!...
DELAUNAT.
Que jamais...
AETHUE.
De grâce ! • • • l'étais insensé !
DELAUNAT.
Et maintenant?. ..
' AETHUE.
Maintenant, il ne lient qu'à vous que je sois heureux.
DELAUNAT.
Nous reparlerons de tout cela plus tard ; car pour le moment, mes enfants, quoique j'aie grand plaisir à vous revoir, nous avons des choses très-pressées à faire. — Toi, mon Amélie, charge-toi de mon appartement, dont je rentjre en possession ce soir, et où je veux que rien ne manque. — Lattre, le département du dîner te regarde. Nous avons du
monde : ainsi mets tous mes domestiques en réquisition. — Vous êtes des nôtres, Arthur ; seulement vous irez mettre un habit : nous avons des dames, une soirée ; et , si Amélie m'en prie bien, peut-être qu'on dansera*
AMELIE.
Oh ! papa, je t'en prie bien !
DULAU
Mais d'où t'arrive donc tout ce monde?
DELAUNAT.
Ce sont nos amis de Paris, à qui j 'ai écrit en même temps qu'à toi... une réunion de retour, d'anciennes connaissances à revoir. — (A Amélie et à Arthur qui causent.) C'est convenu : vousdanserea ensemble la première contredanse... Mais ailes chacun à vos affaires, ou sinon le temps vous manquera... Allez... — Au revoir, Arthur. — Pardon, Laure, de la peine. — Va, ma fille, va !...
( Ils sortent tous trois . )