‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 25 sur 999 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

sons, et passé sept mille habitants au fil de l'épée. henri, se levant.

Parla mort-Dieu ! si ce que vous dites là est vrai, il faut châtier les huguenots au dedans et les Espagnols au dehors. Nous ne craignons pas la guerre, mon beau cousin ; et, s'il le fallait, nous irions nousméme sur le tombeau de notre aïeul Louis IX saisir l'oriflamme, et nous marcherions à la tête de notre armée, au cri de guerre de Jarnac et Moncontour.

SÀIKT-MÊGlIfl.

Et si l'argent vous manque, sire, votre brave noblesse est là, pour rendre à Votre Majesté ce qu'elle a reçu d'elle/ Nos maisons, nos terres, nos bijoux peuvent se monnayer , monsieur le duc ; et, vive Dieu ! en fondant les seules broderies de nos manteaux et les chiffres de nos dames, nous aurions de quoi envoyer à l'ennemi, pendant toute une campagne, des balles d'or et des boulets d'argent.

HEJIXI.

Vous l'entendei, monsieur le duc?

LS DUC DI GUISE

Oui, sire. Mais avant que cette idée vint à M. le comte de Saint-Mégrin, trente mille de nos braves sujets l'avaient eue ; ils s'étaient engagés par écrit à fournir de l'argent au trésor et des hommes à l'armée ; ce fut le but de la sainte Ligue, sire, et elle le remplira, lorsque le moment en sera venu... Mais je ne puis cacher à Votre Majesté les craintes qu'éprouvent ses fidèles sujets, en ne la voyant pas reconnaître hautement cette grande association, raïuu.

Et que faudrait-il (aire pour cela?

LS DUC Dl GUISE.

Lui nommer un chef, sire, un chef d'une maison souveraine, digne de sa confiance et de son amour, par son courage et sa naissance, et qui surtout ait asses fait ses preuves comme bon catholique pour rassurer les zélés sur la manière dont il agirait dans les circonstances difficiles...

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