HUI1I
Par la mort-Dieu! monsieur le duc, je crois que votre zèle pour notre personne royale est tel , que vous seriez tout prêt à lui épargner l'embarras de chercher bien loin ce chef... Nous y penserons à loisir, mon beau cousin , nous y penserons à loisir.
Mais Votre Majesté devrait peut-être à l'instant. ..
Bxnxi.
Monsieur le duc, quand je voudrai entendre un
prêche, je me ferai huguenot Messieurs, c'est
assez nous occuper des affaires de l'État, songeons un peu à nos plaisirs. J'espère que vous avez reçu ao$ invitations pour ce soir, et que madame de Guise madame de Montpensier, et vous, mon cousin voudrez bien embeûir notre bal masqué.
SAiîtT-MtGRiH, montrant la cuirasse du duc.
Votre Majesté ne voit -elle pas que monsieur le duc est déjà en costume de chercheur d'aventures*. .
Et de redresseur de torts, monsieur le comte.
En effet, mon beau cousin, cet habit me parait bien chaud pour le temps qui court.
C'est que, pour le temps qui court, sire... mieux vaut une cuirasse d'acier qu'un justaucorps de satin.
SAIRT-KEGUN.
Monsieur le duc croit toujours entendre la balle de Pollrot siffler à ses oreilles.
Quand les balles m'arrivent en face, M. le comte, (Montrant sa blessure à la joue. ) voilà qui fait foi que je ne détourne pas la tête pour les éviter. joyeuse , prenant sa sarbacane.
Cest ce que nous allons voir...
saikt-mîgrih, lui arrachant ta sarbacane.
Attends!... il ne sera pas dit qu'un autre que moi en aura fait l'expérience.— (Lut envoyant une dragée au milieu de la poitrine. ) A vous , M. le duc.
TOUS
Bravo , bravo !
le duc de guise, portant la main à son poignard. Malédiction !
( Saint-Paul l'arrête. )
SÀIKT-PÀUL.
Qu'allez-vous faire ?.. •
HBlflI.
Par la mort-Dieu ! mon cousin de Guise, j'aurais cru que cette belle et bonne cuirasse de Milan était à l'épreuve de la balle...
LE DUC DE GUISl.
Et vous aussi, sire !... qu'ils rendent grâce à la présence de Votre Majesté.