SEL AU* AT
Gomme tes yeux sont fatigués ! comme tes joues
sont pâles !... N'est-ce pas , ma Teresa , que ce ciel
gris fatigue tes yeux, que ce soleil froid fane ton
teint, que ta poitrine respire mal cet air de France?
teresa , avec ta mélancolie du êouvenir.
Oh! oui, oui... c'est cela... peut-être... Oui, mon ciel bleu... mon soleil ardent... mon golfe de Naples , où le soir les étoiles tombent comme des perles... Oh ! revoir tout cela comme je le voyais il y a trois ans, y retrouver les sensations que j'y ai éprouvées , et je serais heureuse. ••
BELAUlfAT.
Heureuse! Eh bien! ma Teresa, Naples, les orangers de Sorrente qui embaument l'air, le berceau de ta jeunesse, la tombe de tes parents, je puis te rendre tout cela... et je te le rends !
TERESA
Vous!... et comment?...
BELAUKAT.
Demain, nous partons.
TERESA
C'est impossible!...