‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 269 sur 999 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

TERESA, seule et tombant sur une chaise.

Oh!... oh ! mon Dieu! ce serait bien affreux!... mais partir... oui, je sens là qu'il le faut : loin

d'Arthur, je pourrai l'aimer sans crainte de devenir coupable... tandis que près de lui, mon amour d'aujourd'hui sera peut-être demain un remords... Oh ! pensons à ce vieillard si bon , qui m'appelle sa fille, qui m'a confié ce qui lui reste de jours, ce qu'il espère de bonheur... En quittant Arthur au moment où il m'aime, malgré mon absence il continuera de m'airaer... Ce n'est point sa femme, ce n'est point la froide Amélie qui effacera en lui mon souvenir... elle qui ne sait aimer d'amour qu'un peu plus qu'elle n'aime Laure... qu'un peu moins qu'elle n'aime son père ! . . .

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