‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 324 sur 999 · PROLOGUE, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE VI

DA SYLVA

Eh bien! monsieur, ma fille à l'instant.

LB DOCTBUB*

Vous la Terrez , monsieur, je ne puis m'y opposer, mais je ne puis consentir à ce que vous remmeniez.

DA SYLVA

Et qui m'en empêchera, quand le roi et la loi le veulent?

LB BOCTBVB.

Moi , monsieur , qui en cette occasion suis plus puissant que la loi et le roi ; moi qui m'y oppose en vertu de mon pouvoir de médecin, et qui déclare qu'il est impossible que cette jeune dame suive en ce moment qui que ce soit, même son père.

DA stlva. %

Pourquoi cela?

LI BOCTBUB.

Parce qu'il y aurait danger de mort pour elle à le faire, que l'exiger serait un assassinat, et qu'à mon tour je sommerais ces messieurs de me prêter main-forte pour conserver une existence dont, à l'heure qu'il est, je réponds devant Dieu et devant les hommes.

LI COltSTABLI.

Expliquez-vous, docteur.

LB DOCTEUB.

La jeune femme que vous poursuivez vient d'accoucher il y a quelques minutes.

DA SYLVA

Malédiction sur elle, si tu ne mens pas !... Mais tri mens, tu mens pour la sauver; avoue-le, et je te pardonne tout.

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