ACTE II, SCÈNE IV
droit , et vous , comme si vous ne parliez que pour moi seul , haussant la voix et me faisant connaître quelle espèce d'avantage sir Richard trouverait à quitter le parti qu'il a embrassé. Si ces offres ne paraissent pas à sir Richard en harmonie avec le sacrifice , il se retire, me fait un signe de tête : ses commettants n'ont pas même à lui reprocher une entrevue avec un défenseur du pouvoir. •• Si, au contraire , les offres lui agréent , un autre signe de tête suffit ; tout se prépare dans le silence ; et lorsqu'il est compromis enûn , il lient déjà , de manière à ce qu'on ne puisse le lui reprendre , le dédommagement de ce qu'il a perdu.
LE MARQUIS
Cela est faisable.
TOMPSON.
Plutôt aujourd'hui que demain.
LE MARQUIS
U faut que le moyen trouvé par vous soit mis en œuvre aujourd'hui même.
TOMPSON.
Où?
le marquis, ouvrant la porte d'un cabinet.
Ce cabinet sera-t-il favorable?
TOMPSON.
Une simple cloison sépare. ..
Ll MARQUIS.
Il entendra tout.
TOMPSON.
Et vous offrirez tout.
LE MARQUIS
Oui.
TOMPSON.
Pas un mot qui puisse faire croire que vous connaissez sa présence ?
LE MARQUIS
Je serai sur mes gardes.
TOMPSON.
Permettez que j'appelle l'huissier...
LE MARQUIS
Faites.
tompson , écrivant quelques lignes au crayon. Allez remettre ce billet à sir Richard.
LE MAEQUIS.
Il va venir?
TOMPSOÎt.
Dans un instant.
LE MARQUIS
Monsieur Tompson, il y a dans ce portefeuille 1000 livres sterling, en échange d'une bonne nouvelle; j'aurai l'honneur de vous en offrir un second qui en contiendra huit mille.
Monsieur le marquis, mes intérêts sont trop liés
avec ceux de sir Richard pour que je n'emploie pas toute l'influence que j'ai sur lui à le déterminer. (Le marquis Da Sylva sort.)