‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 366 sur 999 · LA VOIX DR RICHARD · texte numérisé non relu

LA VOIX DR RICHARD

Et moi, je demande d'avance la parole pour réfuter ce que va dire le ministre.

lr marquis, se levant précipitamment.

Il n'y a pas moyen d'y tenir.

tompson, fermant les rideaux. Prenez donc garde , monsieur le marquis , on vous voit.

lr marquis.

C'est une guerre à mort!

TOMPSON.

Je vous Pavais dit : qui ne l'a pas pour lui , Fa contre lui; et qui l'a contre lui, succombe.

LR MARQUIS.

Jouons cartes sur table, monsieur Tompson.

TOMPSON.

Volontiers, puisque vous mettez tous les enjeux.

LR MARQUIS.

Je veux ne pas perdre ma fortune ; le ministère veut rester, et le roi veut garder un ministère choisi dans la plus haute aristocratie.

TOMPSON.

Je comprends le vouloir; maintenant le pouvoir...

LR MARQUIS.

Nous pouvons tout cela, pourvu que sir Richard nous prête son appui.

TOMPSON.

Vous vous y êtes pris trop tard.

LR MARQUIS.

Une entrevue peut tout réparer.

Avec qui?

LR MARQUIS.

Avec sir Richard.

TOMPSON.

Et vous croyez qu'on peut marchander et vendre une conscience ? Vous vous trompez , monsieur le marquis ; vous échoueriez même avec un homme corrompu , et sir Richard est encore à corrompre.

LR MARQUIS.

Mais cette affaire ne peut-elle se traiter par votre intermédiaire , monsieur Tompson ?

TOMPSON.

Quelque confiance qu'ait en moi sir Richard , je crois encore de cette manière la chose impossible.

LR MARQUIS.

Que faire alors?

TOMPSON.

Supposez sir Richard caché quelque part , ignorant que vous connaissez sa présence en cet en-

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