‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 382 sur 999 · JIM T · texte numérisé non relu

JIM T

Parlons d'autre chose alors. Vous veniez me demander un sacrifice, dites- vous?

BICHABB.

Loin de m'éloigner de mon but, cette conversation nous y ramène.

Voyons.

JEUHY.

BICIABB.

De nouvelles circonstances qui tiennent aux chances politiques que je cours, ma position prête à changer, des engagements de partis, rendent encore notre séparation trop incomplète.

JElflfY.

Quinze lieues ne vous paraissent-elles pas une distance assez considérable? Depuis deux ans ne vous ai-je pas été totalement étrangère ? La voix publique seule m'apportait de vos nouvelles , et j'étais instruite en même temps que toute l'Angleterre de ce que faisait mon mari.

BICIABB.

Des reproches !

jkihy.

Des larmes.

BICIÂBB.

Les uns et les autres me sont insupportables.

JElfllY.

Mais qu'exigez-vous donc? au nom du ciel ! vous me faites mourir... Faut-il que je quitte l'Angleterre , le lieu où je suis née , la terre où reposent mes parents? Eh bien ! j'y consens ! un jour encore pour pleurer sur leur tombe , et demain je pars- Mais au moins, Richard, dites -moi combien de temps durera cet exil. Oh! dites-le-moi! car un seul mot fera l'attente de toute ma vie : reviens!

BICHABB.

Vous vous trompes, Jenny, je n'ai pas l'intention de vous arracher à votre terre natale. Je n'ai pas le droit de vous vouer à l'abandon. Le sort fit une erreur en nous liant l'un à l'autre, ce n'est pas à vous de l'expier. Puis-je vous condamner à porter les liens d'un mariage qui ne vous rend pas épouse, qui ne vous fera pas mère? ce serait une cruauté. Si une fatalité contre laquelle j'ai lutté longtemps nous sépare... je ne veux,, je ne dois pas être un

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