‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 499 sur 999 · LE LOBE AIN · texte numérisé non relu

LE LOBE AIN

C'est bon... Et puis, maintenant, retourne d'où tu viens... on ne passe pas.

le pats au, sans accent.

On ne passe pas ?

bonapabte, tressaillant au ch ang e ment de vois. Si ! — par ici l'on passe.

le paysan , entrant en scène.

Merci, mon officier.

BONAPABTB.

Écoute donc.

le paysan, à part.

Que me veut-il?

BONAPABTB.

Tu es de ce pays?

le paysan.

Jesuisd'Ollioules.

BONAPABTB.

Ah!... Et par quel hasard te trouves-tu de ce côté?

LE PAYSAN

C'est ces gueusards d'Anglais qui m'ont requis de force à Toulon, où j'étais, pour travailler aux fortifications du fort Malbousquet.

BONAPABTB.

Et ils t'ont renvoyé?

LE PAYSAN

Non ; je me suis sauvé.

BONAPABTB.

Pourquoi?

LE PATS AN.

Il y avait trop d'ouvrage et pas assez d'argent.

BONAPABTB.

Et tu vas?...

LE PAYSAN

A Marseille.

BONAPABTB lui tend la main.

Bon voyage.

le patsan lui donne la main.

Merci, citoyen.

bonapabtb, l'arrêtant.

A quels travaux t'employait-on?

LE PATSAN.

A la tranchée.

BONAPABTB.

Et tu mettais des gants pour travailler?

le patsan, à part.

Demonio! — (Haut.) Pourquoi?...

BONAPABTB.

Oui, si tu n'avais pas pris cette précaution, il me semble que le soleil et la fatigue t'auraient hélé et durci les mains... Vois, moi, qui me pique d'avoir

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