ACTE II, SCÈNE VI
Comment?
J'y étais.
BONAPABTB.
l'espion.
BONAPARTE
Qui t'y avait envoyé?
Personne.
BONAPABTB.
Un homme me sauva la vie.
l'espion.
En se jetant entre vous et l'assassin.
BONAPABTB.
El il a reçu le coup.
l'espion , ouvrant son manteau et montrant son bras.
Bans le bras.
bonapabtb , après un silence.
Comment! c'est toi?
l'espion.
Vous voyez qu'un espion peut être bon à autre chose qu'à faire la police :— quand ce ne serait qu'à servir de gaine à un poignard!...
BONAPABTB.
Que puis-je faire pour toi ? que veux-tu ?
l'espion.
Pour moi ! et quels sont les litres ou le rang que l'on accorde à un espion ? On lui donne de l'or, et vous ne m'en laissez pas manquer ; on lui donne des ordres,— et j'attends les vôtres.
BONAPABTB.
* Eh bien! retourne au milieu du peuple, au milieu duquel je vais passer dans une heure pour aller à Notre-Dame. Dis que l'empereur Napoléon chérira encore plus ses sujets que le premier consul n'aimait ses concitoyens. Dis... dis enfin tout ce que ton dévouement pour moi t'inspirera.— (L'espion êort.) Que cet homme est bizarre !