‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 570 sur 999 · LI GRAND MARÉCHAL · texte numérisé non relu

LI GRAND MARÉCHAL

Puis-je savoir?...

NAPOLÉON

Tout à l'heure. — ( Les soldats arrivent au son de la musique, qui exécute : Veillons au salut de l'empire. — Napoléon fait un signe, la musique cesse,) Soldats ! vous avez tout quitté pour suivre votre empereur malheureux :... aussi votre empereur vous aime. — Soldats, j'ai encore compté sur vous; nous allons faire une derrière campagne. Depuis un mois le brick l'Inconstant et trois felouques sont préparés par mes soins, armés en guerre, approvisionnés pour huit jours. Mes quatre cents grenadiers monteront le brick avec moi; — les deux cents chasseurs corses, les cents cbevau-Jégers polonais feront la traversée sur les felouques. — Soldats!... je n'ai plus qu'un mot à vous dire : Nous allons en France, nous allons i Paris.

les souats.

En France! à Paris! vive la France! vive l'empereur!

LORRAIN

Cré coquin!... je suffoque.

(On entend un coup de eanon.)

Voilé le signal du départ. — Amis ( la première terre que nous verrons sera la terre de France. — A vos rangs, grenadiers ; en avant, marche !

(La musique exécute l'air : Ah ! ça ira, ça ira, pendant que l'armée descend.)

LORRAIN

Eh bien ! on m'oublie , moi ! on ne me relève pas? Je suis sacrifié dans une lie déserte?...

l'tSPTON.

Donne... j'achèverai ta faction. — C'est moi qu'on oublie.

(L'armée descend dans les canote. — Le théâtre change.)

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