LA MARQUISE, LABREDÈCHE, LAFEUILLADE
LES 6IAND8 PABENT8, VU ABBÉ, LA PETITS COVSINE,
donnant le bras à Lafèuillade.
vu valet, outrant la porte du salon.
Madame la marquise de Lafèuillade est servie.
LA MARQV18E.
Combien je remercie madame la baronne de Corbelle de m 'avoir procuré le plaisir de vous recevoir, monsieur!... et vous, d'avoir bien voulu accepter ce petit dîner de famille !
LABREBÈCHB.
J'étais loin de m'attendre, madame la marquise, quand j'entrevis monsieur l'autre jour chez Son Excellence , que j'aurais le plaisir de me trouver avec loi à la table de ses respectantes parents.. • (Lisant les étiquettes.) Le chevalier de Labredèche.
LA MARQUISE
Madame la baronne de Corbelle n'ayant pu me dire quel était précisément votre titre, i tout hasard, j'ai mis chevalier...
LABREBÉCRE.
Ce n'est pas précisément le mien... — Quelque chose de mieux ! — Mais j'aime beaucoup ce titre, c T est celui, que je portais à l'époque où mon malheureux père!... — d'ailleurs chevalier a quelque chose de léger, de galant, de français enfin..; On dît : le chevalier de Lauzun... le chevalier de... de... de... enfin, nous avons beaucoup de chevaliers...
LAJEUILLABE.
Et monsieur le chevalier espère obtenir ce qu'il sollicite? .
LABREBÈCHB.
Oh ! sans doute ;— je suis une victime de l'ancien gouvernement.
VU GRARB PARENT.
A propos!... vous savet, marquise : il ne s'appelait pas Napoléon..,— On a découvert cela.
TOCS.
Et comment s'appelait-il donc?
LE GRAND PARENT
Il s'appelait — Nicolas.
LABRBDÈCBI.
Vraiment!
LE GBANB PAEEITT.
Foi de gentilhomme ! — c'était aujourd'hui dans la Quotidienne...— II s'appelait Nicolas.
LABBBBBCHE.
Nicolas ! Nicolas ! — quel nom roturier !
l'abbé.
C'est celai d'un grand saint.
LABREDÈCHE.
Eh bien ! il avait usurpé le nom de votre grand saint; — cet homme-là ne respectait rien.
l'abbé.
Rien... c'est le mot. — U avait décrété la liberté des cultes.