‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 574 sur 999 · TAI1E, CAPITAINES, MATELOTS · texte numérisé non relu

TAI1E, CAPITAINES, MATELOTS

NAPOLÉON

Monsieur le grand maréchal !

BERTRAND

Sire...

NAPOLÉON

Je vous ai remis avant de partir de l'Ile d'Elbe un paquet cacheté.

BERTRAND

Le voici.

NAPOLEON

Il contient deux proclamations que j'ai rédigées d'avance. Mettez-vous à celte table avec mon secrétaire, et faites-en des copies.

(Le secrétaire et le grand maréchal s'asseyent.) lorrain , faisant passer sa tête par les écoutilles.

Pardon, sire ; — excuse, sire... ce n'est que pour deux mots.

NAPOLÉON

Parle, mon brave.

LORRAIN

Voyez-vous , tire , — nous sommes quatre cents dans l'entrepont , où on ne peut tenir que cent cinquante; — ça lait que nous sommes un peu gênés

NAPOLÉON

Du courage, mes braves ; la traversée ne sera pas longue maintenant.

Quand je dis un pfeu, — c'est une manière de parler : nous sommes gênés beaucoup... Je leur ai bien donné un moyen, — c'est de se coucher les uns dessous et les autres en travers; — mais c'est à qui ne voudra pas être dessous...

NAPOLÉON

Eh bien?

LORRAIN

Eh bien! ils demandent à prendre un petit peu d'air sur le pont, — parce qu'ils étouffent... Oh !... ma parole d'honneur, c'est qu'on étouffe là dedans... — Tenez, en voilà qui sont plus pressés que les autres, et qui passent leur tête.

napoléon, à part.

Pauvres gens ! — (Haut.) Mes amis, pour nous tous il est important qu'on prenne ce navire pour un bâtiment marchand, et cela serait impossible si vous étiez tous sur le pont : mais que la moitié de vous sorte quelques instans, et l'autre moitié lui succédera.

TOUS

Vive l'empereur !

(Ils sortent.)

un ■atxlot, dans les haubane.

Une voile! une voile!

NAPOLÉON BONAPARTE

HAPOLtOH.

Vient-elle sur sous?

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