‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 644 sur 999 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

ALFRED seul, puis LA COMTESSE.

ALFEED.

Ah ! elle veut me faire plier sous sa volonté, cette femme ! — âme perdue qui veut perdre celle des autres pour racheter la sienne... nous verrons!... Le ministre, le ministre... il n'est pas inamovible... on parle d'une nouvelle combinaison... et ma nomination par celui-ci pourrait bien être un titre de destitution aux yeux de l'autre... (A la comtesse qui entre.) — Oh ! venez, venez...

LA COMTESSE

Eh! mon Dieu! qu'y-t-il , et comme vous paraissez agité?

ALFEED.

Il faut que vous annonciez ce soir notre mariage... et publiquement.

LA COMTESSE

Ce soir!... Je venais justement vous dire que cela me paraissait impossible.

ALFEED.

Et pourquoi?

LA COMTESSE

Angèle est arrivée.

ALFEED.

Angèle!!...

LA COMTESSE

Au moment où vous me quittiez.

ALFEED.

Angèle est ici!

LA COMTESSE

La , dans cette chambre.

ALFEED.

Ah!...

LA COMTESSE

Et vous comprenez il est impossible que

j'annonce publiquement un mariage que ma fille ignore encore , et que je vous avoue ne savoir trop comment lui apprendre.

ALFEED.

Vous avez raison , c'est impossible de toute

impossibilité vous avez raison.

Ainsi , c'est quelques jours de retard , et voilà tout...

ALFEED.

Oui, oui... trois ou quatre jours... il vaut mieux retarder...

LA COMTESSE

Oh ! je vous remercie de comprendre cela.

EATMOHD , entrant.

Mille pardons , madame la comtesse , de vous poursuivre jusqu'ici... mais vous m'avez donné des droits sur lesquels je vous préviens que je ne laisserai pas empiéter... même par Alfred... Vous m'avez promis cette contredanse...

LA COMTESSE

Oui, monsieur, et je ne l'avais pas oublié.

JULES

Mille grâces, madame... (La musique joue.) — Entendez-vous ?

LA COMTESSE

Me voici, monsieur.

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