‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 651 sur 999 · SCÈNE XIII. LA COMTESSE, TOM, LOUISE · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII. LA COMTESSE, TOM, LOUISE

TOM

Il n'y a plus personne au salon. Madame la comtesse ordonne-t-elle qu'on éteigne?

ANGÈLE

LA COKTI88I.

Oui , certainement. ( Les domestiquée éteignent les bougies ; pendant ce temps , la comtesse vm à la chambre d> Angèle , et ta trouve fermée. ) — Fermée!... ah! je comprends. Elle aura craint que quelqu'un en se trompant...

( Elle frappe doucement ; Louise sort. )

LOUISE

Madame la comtesse!...

LA COMTES8B

Oui , j'ai promis à Angèle de venir l'embrasser.

LOUISE

C'est c'est que mademoiselle Angèle dort,

madame... et tous la réveillerei.

LA COMTESSE

Vous avez raison ; elle doit être fatiguée , celte pauvre enfant!.... dites-lui que je suis venue; qu'au milieu du bal , j'ai vingt fois pensé à elle... et demain qu'elle reste au lit , je viendrai la voir. (La comtesse sort, les bougies sont complètement

éteintes, et le théâtre rentre dans l obscurité;

Louise, restée seule, va fermer la porte derrière

la comtesse, puis celle du salon.)

Louiat.

Oh! je tremblais!.... mon Dieu.... Maintenant vont-ils venir?.... Mon Dieu, ayez pitié de ma maîtresse... (Elle va pour rentrer, on frappa à Im fenêtre.) — On frappe... on frappe... (Allant à la fenêtre.) — C'est lui. (Elle ouvre prédpitasnment.)

— Monsieur Alfred (

ALrmi».

Silence! (A Henri.) — Nous sommes arrivés, monsieur. (Alfred entre par la fenêtre, aidmnt Henri, qui a lesjreus bandés, à monter après lut.)

— Prenez garde!... bien. (Au moment d'entrer il s'arrête.) — Vous m'avez donné votre parole d'honneur de ne point chercher à reconnaître.

■EflRI.

Je vous la renouvelle.

Alfred, à Louise, qui tient la porte ouverte. Pas de lumière dans l'appartement?

LOUISE

Aucune.

alvre», entraînant Henri.

Entrons. . *

(Louise entre avec eus et ferme la porte; la toile tombe.)

Page 1