‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 657 sur 999 · ACTE IV, SCÈNE H · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE H

la comme.

Ëh bien , ma pauvre enfant ?

angèle, posant sa têto sur tes genoux de sa mire.

Oh ! ma mère !

la comtesse.

Allons, te voilà comme lorsque tu étais toute petite, et que le soir, fatiguée d'avoir joué toute la journée, tu venais dormir la tête sur mes genoux; tu me disais tout alors; moi, c'était toi... pas un de tes petits secrets n'échappait à ta mère , et je n'avais pas même besoin de les aller chercher au fond de ton cœur : ils venaient tout seuls au-devant de moi jusque sur tes lèvres rosées... Oh! mon enfant! voyons.... qui t'a faite pâle et pleurante ainsi? quelque chagrin, quelque douleur.... quelque amour, peut-être?...

angèle , secouant la tête.

Oui, oui...

LA COMTESSE

Eh bien ! à qui veux-tu parler de cet amour, si ce n'est à ta mère... Voyons, conte-moi cela. Tu ne peux aimer qu'un homme digne de toi.. . Parle, parle.

ANGÈLE

Je n'oserai jamais....

LA COMTESSE

Voyons, écoute... moi aussi, j'ai un secret à te confier.

ANGÈLE

Vous?

LA COMTESSE

Oui... je vais commencer... et quand ta mère t'aura tout dit... à ton' tour tu lui diras tout, n'est-ce pas?

ANGÈLE

Que vous êtes bonne !

LA COMTESSE

Tu es raisonnable, on peut tout te dire... Puis , tu me donneras des conseils, peut-être.

ANGÈLE

Moi... Ah ! vous vous moquei de moi , maman.

LA C0MTE88B.

Eh bien! voilà qu'à mon tour je suis presque aussi embarrassée que toi.— Angèle... je me marie. angele , se jetant à son cou* Vous , ma mère ?

Eh oui... je fais cette folie... mais je ne t'en aimerai pas moins, mon enfant... mais je n'en ferai pas moins tout au monde pour ton bonheur... Ton beau-père te sera un appui , un soutien de plus...

ANGÈLE

Oh ! oui, vous faites bien, vous avez raison.

LA COMTESSE

Tu m'approuves donc?

M ALEX. BV*A9<

ANGELE.

Oh! ma mère... ai-je le droit de vous désapprouver ?

LA COMTESSE

Eh bien ! voilà qui doit te mettre à ton aise auprès de moi... Voyons, parle, 1 mon enfant...

ATI GELE.

Oh! moi...

LA COMTESSE

Mais c'est donc une chose bien affreuse, que tu n'oses pas me l'avouer, après ce que je t'ai dit?

ANGÈLE

Oh ! oui , ma mère , bien affreuse !

LA COMTESSE

Voyons, mais tu m'inquiètes... sérieusement..* Comment , tu crains , à moi ?...

angèle, se précipitante ses pieds.

Ma mère!... si j'avais là mon enfant, je le mettrais à yos pieds, et alors... Vous me pardonneriez peut-être?

LA COMTESSE

Malheureuse enfant , que dis-tu?

ANGÈLE

Je dis, ma mère ! pardon ! pardon !

LA COMTESSE

' Voyons, continue.

ANGÈLE

Je dis qu'un homme est venu... je ne savais pas moi, ma mère... j'étais avec ma tante.. *

LA COMTESSE

Oh!

ANGÈLE

Pauvre tante, ce n'est pas sa faute, ma mère... Je l'ai aimé cet homme... Vous n'étiez pas là, j'étais sans conseil, sans défense.

LA COMTESSE

Oh! oh!...

ANGÈLE

Eh ! ma mère, vous voyez bien que vous ne me pardonnez pas...

la comtesse, la relevant.

Oh! si, si, mon enfant, ma pauvre enfant!... Oh! si, je te pardonne; car tout cela c'est ma faute... Si j'avais veillé sur toi, comme je devais le faire... Mais au moins cet homme, quel est-il?

ANGÈLE

Oh ! vous aviez bien dit, ma mère, digne de moi par sa naissance, par sa position sociale.

LA COMTESSE

Son nom ?

ANGÈLE

D'ailleurs, vous le connaissez.... il est votre ami,

LA COMTESSE

Hais nomme-le donc.

ANGÈLE

ANGÈLI.

Alfred d'Ahrimar.

la comtesse , tombant à genoux.

Oh!... oh! maintenant c'est à toi de me pardonner, ma fille!

AHGtU.

Comment?

LA COMTBSSB.

Alfred d'Ahrimar...

AlWtLI.

Eh bien?

LACOBTB8H.

C'est lai que j'allais épouser.

AiiafcLi, épouvantée.

Cet homme toos aime, madame?

LA COITISM.

Il me l'a dit, du moins.

AH61LB, ee re nv e re emt on arrière.

Mon Dieu, Seigneur, ayex pitié de nous !.

Page 1