‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 709 sur 999 · SCENE Et · texte numérisé non relu

SCENE Et

CATHERINE, seule, s'avança** lentement.

Il est beau!... ah ! voilà donc le roi, celui qui m'aime, l'homme qui est descendu dans ma tombe, qui a passé à mon doigt cet anneau de fiançailles , qui eût mis sur ma tète une couronne. Comme il est fort et puissant, au milieu de tout ce qui l'entoure , cet homme à qui il faut une lie pour se mouvoir et respirer à Taise komme ils sont faibles et petits auprès de lui , ces comtes , ces marquis et ces ducs qui forment le cortège étoile du soleil de l'Angleterre!... oh! les voilà tous, — (Regardant parla fenêtre. ) léte nue et inclinée, tandis que lui passe au milieu d'eux léte haute et couverte... Mais, que vois-je, Ethelwood pliant le genou et lui présentant l'étrier... Ethelwood, un homme, un noble, mon mari ; quelle honte!... Oh ! le voilà qui part, emporté vers cette ville dont toutes les portes vont s'ouvrir pour le recevoir, suivi de cette troupe de courtisans , dont pas un n'osera essuyer la poussière que le cheval du roi fera voler jusqu'à son front!... Oh! roi, roi, poursuis ta course, haussetoi de la bassesse de ceux qui t'entourent , plus tu mettras d'hommes sous tes pieds, plus tu seras grand et plus celle que tu feras asseoir près de toi sera grande! Si je devenais veuve!...

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