‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 718 sur 999 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE ROI, CATHERINE, voilée, s'arrête près de k porte.

■erbi.

Que voulez-vous, mon enfant? — ( Catherine tVvance lentement vers le roi, met un genou en tem, et lui présente la bague qu'il lui a donnée. ) Moa anneau ! . . . qui étes-vous donc ? — ( // écarte vivement le voile de Catherine, qui reste à genoux pâle et les yeux baissés.) Catherine Howard !!... Que veut dire ceci? mon Dieu ! est-ce une ombre? estce une réalité?.. — (La prenant dans ses bras et la soulevant.) Vivante!.... vivante!.... Oh! mais je vous ai vue couchée sur le monument, enveloppée d'un linceul... pâle et glacée comme une statue de marbre!... Comment Dieu a-t-il permis que vous vous levassiez de la couche mortuaire?... oh! parlez , dites , dites : Votre voix seule me prouvera que vous n'êtes pas un fantôme.

CATHBBIRB.

Sire, suis-je la première jeune fille que Ton crut morte, et qui n'était qu'évanouie, et qui se réveilla dans le cercueil où on l'avait déposée ?

1BRBI.

Oh ! mais si cela est vrai, parle-moi d'une autre voix et avec un autre accent; que la vie revienne dans tes yeux, la rougeur sur tes joues ; ou , sans cela, je ne croirai pas, je ne pourrai pas croire. — Oh !... mais sais-tu que je l'aimais?

CATIEBIRS*

On me l'a dit.

■BRBI.

Sais-tu que je suis descendu désespéré dans ta tombe ?

CATIBBIRB.

On me Ta dit.

■BRBI.

Sais-tu enfin que c'est moi-même qui t'ai passé au doigt cet anneau.

CATHBBIRB.

On me l'a dit encore, et je vous le rapporte, sire.

■BRBI.

Ton sommeil était-il donc si profond que tu n'aies souvenir de rien de ce qui s'est accompli pendant le temps où tu dormais?

CATIBBIRB.

De rien.

■BRBI.

Mais le passé.

CATIBBIRB.

Je l'ai oublié.

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