‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 734 sur 999 · SUBI · texte numérisé non relu

SUBI

Milords, cette fois, ce ne sont point de simples soupçons comme ceux que je conçus sur Aune de Boule n, et que l'enquête justifia ; c'est une conviction qui m'est entrée dans le cœur par les yeux et les oreilles : j'ai vu et entendu.

CATBBBIHB.

Oh ! le roi se trompe, milords!

HHI1I.

En revenant du conseil, j'ai trouvé cette femme, dont j'ai fait une reine, enfermée avec on complice, j'ai entendu leurs deux voix, j'ai enfoncé la porte.

CATBBBIHB.

Mais Votre Grâce m'a trouvée seule, sire.

HERBI.

Oui ; mais cette autre porte dans la serrure de laquelle on avait brisé la pointe d'un poignard pour qu'on ne put l'ouvrir; cette toque à vos pieds, madame; et plus que tout cela, votre trouble et votre pâleur, votre aveu encore; car vous avez avoué que quelqu'un se trouvait avec vous.

CATBianfE.

Oh! non, non!...

■ENB1.

Vous l'avez avoué ; seulement vous n'avez pas voulu dire son nom ; mais n'importe, messieurs, vous prononcerez le même jugement contre la coupable présente et contre le complice absent, afin que dès que votre justice aura étendu la main sur lui, nous ne vous fatiguions pas à prononcer deux sentences. Ainsi donc, milords, je renouvelle l'accusation de trahison et d'adultère déjà portée contre la reine Catherine : j'affirme que j'ai entendu la voix d'un homme enfermé avec elle, que j'ai trouvé la toque de cet homme dans la chambre et aux pieds de la reine. Je l'affirme sur mon honneur et sur la religion, sur ma couronne et sur l'Évangile; c'est-à-dire sur tout ce qu'il y a de saint et de grand en ce monde. Maintenant, milords, celui qui, après

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