‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 740 sur 999 · LB PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

LB PRÉSIDENT

Messieurs , la séance est levée.

sussex , étendant la main.

Pas encore , s'il platt au roi , milord président.

HENRI

Qu'avez-vous à dire contre l'arrêt?

Rien, sire, et je reconnais même qu'il est tel que je l'attendais de la chambre.

HENRI

Eh bien! puisque vous ne faites plus partie de l'assemblée qui a rendu cet arrêt, vous n'en partagez pas la responsabilité.

Sire, je ne suis plus membre de la chambre, il est vrai , mais je suis toujours comte de Sussex. J'ai dépouillé mon manteau de pair, j'en conviens ; mais j'ai conservé mon épée de chevalier, et c'est à elle , si vous voulez le permettre , sire , que j'en appellerai de l'arrêt qui vient d'être rendu. — ( // traverse lentement le théâtre et marche à Catherine, devant laquelle il s'agenouille. ) Madame et reine, c'est un bien faible secours que celui que je vous offre, je le sais : mais, hélas! madame, votre position

est si désespéré* , que ce secotrs est à cette heut votre seul espoir en ce monde*

CATHERINE

Que voulez -vous dire, milord, ne sais -je pas condamnée ?

Oui, madame, mais vous avez le droit d'en appeler au jugement de Dieu du jugement des hommes. Demandez le combat en champ clos... on ne pett vous le refuser ; les vieilles lois de l'Angleterre vous l'accordent... et si vous daignes prendre pour votre champion l'homme qui est a vos genoux, fl ne s'en relèvera que pour proclamer votre innocence, et non-seulement il la soutiendra de sa parole, mais de son épée. — (.Se retournant vers l'archevêque. ) Est-ce bien cela que j'avais promis de faire , monseigneur de Cantorbéry ?

Page 1