ACTE II, SCÈNE I
PAQCITA.
Très-bien ! alors nous allons avoir la sérénade.
TBBBSINA.
Oui, mais mon adresse n'était pas dessus.
PAQUITA
Cela devient embarrassant pour lai, vu qu'il n'y a que ce château à trois lieues à la ronde.
TtBÉSlNA.
Oh ! j'espère bien que ce jeune seigneur n'y a pas même fait attention, car ce fut un oubli et pas autre chose ; demain , dès le matin , Paquita , tu iras le chercher à la petite porte du parc.
(On entend la ritournelle d'une sérénade.)
PAQCITA.
Tenex, ce n'est pas la peine, le voilà qui chante sous vos fenêtres.
TÊBÉSINA.
Oh ! mon Dieu !
PAQCITA.
Eh bien ! qu'y a-t-il là d'effrayant ?
TEBESUIA. .
Mais il faut faire cesser cette sérénade.
PAQCITA.
Comment cela, s'il vous plaît?
TtBÉSlNA.
Je ne sais... cherche un moyen.
PAQCITA.
Je n'en connais pas, moi.... cette musique est délicieuse.
TEBÊ8IHA.
Oui, mais si don Josès savait...
PAQCITA.
Ah! voilà la grande affaire... Il ne le saura pas. (Elle va à la fenêtre.)
TBBBSIVA.
Que fais-tu?
PAQCITA.
Je vais ouvrir.
TÉBESITVA.
Je te le défends !
paqcita, ouvrant.
Ah ! mon Dieu ! vous avez parlé trop tard.
TÊBÉ9INA.
Imprudente!...
PAQCITA.
Voulez-vous que je la referme?
T1BISIRA.
Oh ! puisqu'elle est ouverte...
PAQCITA.
Vous avez raison.
TBBÉSINA.
Eh bien! que fais-tu donc?
PAQCITA.
Je regarde.
TÉBISUU.
Mais il va te voir, et croira que c'est moi.
PAQUITA
Chut ! — (Faisant un signe à sa maUresse.) Venez tout doucement.
(Elles s'avancent toutes deux sur la pointe du pied.) TEBtsni a, à la fenêtre.
Le voilà! c'est bien lui.... je le reconnais à sa plume rouge.
PAQCITA.
Écoutez!
non JCAïf, chantant au bas de la fenêtre.
En me promenant ce soir au rivage, Où pendant une heure à vous j'ai rêvé, J'ai laissé tomber mon cœur sur la plage, Vous veniez ensuite et l'avez trouvé.
Dites-moi comment finir cette affaire :
Les procès sont longs, les juges vendus; Je perdrai ma cause, et pourtant que faire ?
Tous avez deux cœurs, et je n'en ai plus.
Mais, dès qu'on s'entend, bientôt tout s'arrange, Et souvent le mal nous conduit au bien.
De nos deux cœurs entre eux faisons échange, Rendez-moi le vôtre et gardez le mien.
PAQCITA.
Il a fini.
TÉBÉSIRA.
L'air était charmant.
PAQCITA.
Et les paroles donc?
TÉAB8IHA.
Je ne les ai pas entendues.
PAQCITA.
La ritournelle surtout est délicieuse. ( Chantant. ) La, la, la, la, la...
tébésiha , l'arrêtant.
Paquita !
PAQCITA.
Oh ! c'est vrai ; et moi qui ne pense pas...
TÉatsiNA , soupirant.
Heureusement que nous sommes enfermées dans ce vieux château, et qu'il n'y a pas à craindre que ce cavalier y entre !
paqdita , soupirant plus fort. Oui, très-heureusement!
TiBBsiitA , revenant à la rampe.
Aussi , je suis tranquille.
paqcita , à demi-voix.
Écoutez !
TEBB8IHA.
Quoi?
PAQCITA.
On marche dans le corridor!...
TtissiHA , vivement.
Fermez cette porte , Paquita.
( Paquita ferme la porte. )
DON JUAN DE MARANA
paquita , écoutant.
On s'arrête !
TtBtsiiu , écoutant.
On frappe î
PAQCfTA.
Il faut savoir qui cela est.
TtBESINA.
Demande !
PAQUITA
Qui frappe?
li F âge, en dehors.
Un page du comte don Juan.
TBRESINA.
Paquita !
PAQUITA
Silence ! Et que veut le comte don Juan?
LI PAGE
Présenter ses hommages à la mattrtsse de ce château.
paquita , se retournant vers sa matireeee.
Ses hommages... c'est bien respectueux.
TtBESINA.
N'importe, je ne puis le recevoir.
LE PAGE
Eh bien?
PAQUITA
Eh bien ! mon beau page, il vous faut retourner vers votre maître, et lui dire qu'il est trop tard ce soir... que demain nous verrons.
TEBtSTXA.
Que dis-tu donc ?
PAQUITA
Jt répète vos paroles mot pour mot.
LE PAGE
Hais comme mon maître part demain, il désirerait parler ce soir à la camérière.
paquita, se retournant vers sa maîtresse.
À la camérière, je n'y vois pas d'inconvénient... d'ailleurs, il faut que je lui redemande votre éventail... vous ne pouvez le laisser entre les mains de ce jeune homme, ce serait lui donner des espérances. térésiuà, vivement.
Tu as raison.
paquita, au page.
Allez dire au comte don Juan que la camérière de dona Térésina consent à lui accorder l'entrevue qu'il sollicite.
TEltSIRA.
Paquita. je me retire dans ma chambre... Tu lui diras qu'il m'était impossible de le recevoir, que je suis fiancée à don Josès, et qu'il sait qu'en pareille circonstance , les jeunes fiNes espagnoles ne paraissent devant aucun autre cavalier que devant leur mari.
paquita, la poussant dans sa chambre.
C'est bien, c'est bien, c'est bien!
En se retournant, elle aperçoit don Juan eur U seuil de Us perte. )