‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 771 sur 999 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

TÉRÉSINA, puis PAQUITA.

TttEWNA, entranf doucement.

' Il est parti !

paquita, Jetant un cri dans le corridor.

Ah!

TtlÊSINA.

Qu'ya-t-ilt

paquita, rentrant sans flambeau.

Rien ; j'ai laissé tomber mon flambeau.

TBBÉSINA.

Eh bien ! ce cavalier?

PAQUITA

C'est un noble seigneur.

TKHÉSINA.

Ses manières ?

PAQUITA

D'un prince... et avec cela...

TtBtSINA.

Quoi?

PAQUITA

Timide!... oh ! mais timide comme un écolier...

TtDftSINA.

Vraiment?... et t'a-t-il parlé de moi?

PAQUITA

De qui vouliez- vous qu'il me parlât? %

Tt RÉSINA.

Que t'a-t-il dit?

PAQUITA

Que vous étiez belle comme une madone.

TtBtSINA.

Après? •

PAQUITA

Qu'il vous aimait comme un fou.

TÊKB8INA.

C'est tout?

Et qu'il mourrait si vous ne lui ordonniez {mis d» vivre.

TtBtSINA.

Tu lui as dit que j'étais fiancée à don Josès ?

PAQUITA

Oh! mon Dieu! oui.*. Mais je m'en suis bien repentie, allez!...

TtBtSINA.

Pourquoi ?

PAQUITA

Parce que cela a paru lui faire une peine !...

TtBB8INA.

C'est bien... Aidez-moi à me déshabiller, Paquita. paquita, portant la main sur sa maîtresse et

s'arrêtant.

Chut!...

DON JUAN DE MARANA

Quoi?

Des pas !

Où?

Là!

TtBtSIHA.

PAQUITA

TtBtSIHA.

paquita, indiquant le corridor.

TtBftsiNA, écoutant.

Ils s'approchent.

PAQUITA

On dépose quelque chose à la porte.

tébésiua.

On s'éloigne.

PAQUITA

Il faut voir ce que c'est?

TtBtSIHA.

Attends encore.

(Pause.)

PAQUITA

Maintenant?

TtBtSIHA.

Oui, je crois...

PAQuiTA, ouvrant la porte.

Une cassette!

TtBtSIHA.

Avec un papier ?

paquita, lisant.

u A dona Térésina, fiancée de don Josés. >»

TiBtsin a , prenant la cassette.

C'est vrai.

PAQUITA

Elle est pour vous !

TtBtsniA, la lui rendant.

Remets cette cassette où tu l'as prise.

, PAQUITA

Oh! mon*Dieu!

TtBtSIHA.

Quoi?...

PAQUITA

Elle s'est ouverte toute seule.... (Tout en marchant vers la porte.) Des perles, des diamants !

TtBtSIHA.

Attends, que je voie.

PAQUITA

Voyei...

TtBtSIHA.

C'est un écrin royal.

PAQUITA

« A dona Térésina, fiancée de don Josès. »

TtBtSIHA.

Reporte-le !

PAQUITA

Ce soir?

TtBtSIHA.

A l'instant!

PAQUITA

Mais je ne sais où est logé le comte, moi, ci û ne semble qu'il sera temps demain matin.

TtBtSIHA.

Crois-tu?

PAQUITA

Sans doute!... En attendant, nous allons les regarder, n'est-ce pas?

TtBtSIHA.

Mais il verra qu'on y a touché.

PAQUITA

N'importe ; si on les lui rend, l'action n'en sera que plus méritoire.

TtttSIHA.

Quel magnifique cotlier !

(Elle le pose sur la toilette.)

PAQUITA

Comme ces perles iraient à votre cou !

TtBtSIHA.

Et ces bracelets ! regarde.

PAQUITA

C'est le fils de quelque empereur.

TtBtSIHA.

Et ces pendants d'oreille, ce bandeau, cette ceinture!

PAQUITA

Nous avons trouvé notre génie.

TtBtsiHA, soupirant.

Malheureusement, nous ne pouvons pas accepter ce qu'il nous donne.

PAQUITA

Pourquoi pas? ces bijoux sont offerts à la fiancée de don Josès, et l'on accepte un cadeau de noces.

TtBtSIHA.

Oui, mais tu sais que don Josès aime la vie retirée, et ce sont des bijoux à porter à la cour.

PAQUITA. '

N'y allez pas ; la reine en tomberait malade de jalousie, et l'infant en mourrait d'amour.

TtBtSIHA.

Flatteuse !

PAQUITA

La senora veut-elle que je lui essaye ces bijoux?

TtBtSIHA.

Non.

PAQUITA

Madame veut-elle que je la déshabille?

TtBtSIHA.

Non.

PAQUITA

Madame permet-elle que je me retire?

TtBtSIHA.

Oui.

paquita va jusqu'à la porte et revient.

A propos, ces bijoux...

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