‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 779 sur 999 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les fbxcsdints; TÉRÉSINA.

TÉitsiNA, sortant de $a chambre en mariée.

Mon Dieu!...

don Juan, se croisant les bras.

Toi, gentilhomme? loi, mon frère?.... et où est ta lettre d'affranchissement , esclave ? où est ton acte de reconnaissance, bâtard? Ah! tu croyais sans doute que le révérend dom Mortes les avait arrachés à la main mourante de mon père? eh bien, tu te trompais. — ( Tirant le parchemin de sa poitrine, et le lui Jetant à la figure.) Tiens, lis!...

don Josfcs, ramassant le parchemin. '

Se pourrait- il? oh! mon Dieu !...

TfcBfcSINA.

Don Josès, don Juan, qu'y a-t-il?

don juan , la prenant par le bras et lui montrant don Josès.

Il y a.*w que cet homme vous avait dit qu'il était • noble, n'est-ce pas ? qu'il avait des châteaux et des titres, n'est-ce pas? qu'il vous donnerait un manteau de cour et une couronne de duchesse, n'est-ce pas? eh bien! cet homme, c'était un vassal et un serf, et voilà tout. Holà ! messieurs, entrez.

(Plusieurs hommes armés entrent. ) TfcaisiNA. .

Est-ce vrai, don Josès?

don josfcs, écrasé.

Mon Dieu ! mon Dieu ! . . .

DON JUAN

Maintenant, pâlis et tremble devant ton seigneur, esclave!... chapeau bas devant ton maître, vassal. —(Il fait lui sauter son chapeau. ) Dépouille ces vêtements qui sont ceux d'un gentilhomme, — (// lui arrache son manteau.) et revêts la livrée

DON JUAN DE MAAANA

d'un valet; et à l'avenir, n'approche plus de cette femme; sois aveugle quand elle parait, sourd quand elle parle, muet quand elle questionne, — (Jetant le bras autour de Térésina. ) car cette femme eal à moi!...

bon joses, tirant son épée.

Malheur sur celui de nous deux qui est le véritable fratricide !

(Don Juan lui arrache l'épée de* mains et la brtee.) teeesuia.

Ah!

( Elle tombe dans les bras de Paquita.) dow juan, se tournant vers ses hommes d'armée. Vous voyez que cet homme est fou, mes maîtres, emmenez-le !

( Les hommes d'armes saisissent don Joses et Remmènent sans qu'il prononce une parole.)

Ll SElTÉCflAL.

Monseigneur, quelle punition a-t-il méritée?

DOlf JUAW.

Celle qu'on inflige aux serfs rebelles. Allez.

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