‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 8 sur 999 · RUGGIERI, SA1NT-MÉGR1N, LA DUCHESSE DE GUISE · texte numérisé non relu

RUGGIERI, SA1NT-MÉGR1N, LA DUCHESSE DE GUISE

saint-mrgriïi , poussant la porte.

Bien, bien... — (Revenant.) Mon père... un seul mot... M'aime- 1 -elle?... Vous vous taisez, mon père... malédiction!... Oh ! faites... qu'elle m'aime! On dit que votre art a des ressources inconnues et certaines, des breuvages, des filtres! Quels que soient vos moyens, je les accepte : dussent-ils compromettre ma vie en ce monde et mon salut dans l'autre... Je suis riche. — (Jetant sa bourse.) Tout ce que j'ai est à vous. Cet or, — (détachant ses chaînes) ces bijoux ; ah ! votre science peut - être méprise ces trésors du monde ? Eh bien ! écoutezmoi, mon père ! On dit que les magiciens quelquefois ont besoin, pour leurs expériences cabalistiques, du sang d'un homme vivant encore. — (Lui présentant son bras nu.) Tenez, mon père... engagez-vous seulement à me faire aimer d'elle...

EIOG1ERI.

Mais es-tu sûr qu'elle ne t'aime pas?

8AIHT-MÉG1IK.

Que vous dirai-je, mon père? jusqu'à l'heure du désespoir, ne restc-t-il pas au fond du cœur une espérance sourde?... Oui, quelquefois j'ai cru lire

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