C AÏOLI* A
Je suis dona Carolina de Valence : au moment où j'allais au rendez-vous que don Juan m'avait donné pendant l'agonie de son père... j'ai rencontré une rivale sur mon chemin; sans compassion pour mes cris et pour mes larmes , elle m'a poignardée en me disant : — Carolina, c'est don Juan qui te tue ! Veigeance contre le meurtrier ! vengeance !
( Le cierge qui est près d'elle s'éteint. )
VITTOaiA.
Je suis dona Vittoria de Sévflle : don Juan me quitta pour une autre femme, mais avant de me quitter, il me donna son poignard ; j'attendis sa nouvelle maîtresse et je la frappai. L'inquisition me condamna au bûcher et j'expirai dans les flammes. Mon crime et ma mort sont à don Juan. Vengeance contre le meurtrier! vengeance !
{Le cierge qui est près feue s'éteint*)
TtttSlUA.
Je suis dona Térésina, fiancée de don Josès : nous allions être uni* lorsque don Juan est venu , et nous a séparés. Don Juan m'enleva évaaaûfe; lorsque je revius à moi, j'étais déshonorée... Je n'ai pu survivre à ma honte, et le lendemain je me suis précipitée dans le Mançanarès. Que ma mort retombe sur celui qui Ta causée... Vengeance contre le meurtrier ! vengeance !
(Le cierge s'éteint.)
tmm 8AHMVAL.
Je suis doo Sandoval d'Ojedo: je menais à Madrid une vie de joie et de plaisir, lorsque j'ai reaeontN
DON JUAN DE MARANA
don Juan sur ma route. Il a soufflé sur moi l'esprit d'orgueil , et je suis devenu insensé... J'ai joué contre lui ma fortune, le tombeau de mes pères, le cœur de ma maltresse ; j'ai tout perdu... enfin j'ai joué ma vie, et je l'ai perdue encore... Vengeance contre le meurtrier! vengeance!...
(Le cierge s'éteint.)