‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 891 sur 999 · CÈNE III · texte numérisé non relu

CÈNE III

KEAN, teuL

Bon et excellent homme, ami de tous les temps, fidèle de toutes les heures, seule âme pour laquelle mon Ame n'ait point de secrets ; miroir de ma douleur et de ma vanité... toi qui ne t'approches de moi que pour me caresser comme le chien fait à son maître, et qui ne reçois pour prix de ton amitié que bourrades et brusqueries, je ferai graver ton nom en lettres d'or sur ma tombe, et l'on saura que Kean n'a eu que deux amis, son lion et toi : mon pauvre Ibrahim ! en voilà un qui s'entendait à recevoir mes créanciers... Je n'avais qu'à étendre le soir un tapis devant la porte de ma chambre à coucher, et j'étais sûr de dormir tranquille... Mais j'ai entendu marcher dans ce corridor.... je ne me trompe pas... Serait-ce elle?

( // court à la porte par laquelle e$t sorti Salomon et la ferme. )

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