‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 935 sur 999 · LEPIDUS, ANNIUS · texte numérisé non relu

LEPIDUS, ANNIUS

AlfMUS.

Écoute, Lepidus, de nous trois le moins ivre, Sans contestation, c'est moi.

UKFIBU8.

Soit!

AJIMUS.

Veux-to vivre, Veux-tu mourir? Choisis.

uniras.

Moi!

a mues.

Toi.

LKFIDUS.

Mauvais pistent.

AHRTOS.

Réponds.

LIPIDD8.

J'aime mieux vivre.

AHNID8.

Alors, allons-noat-eo.

lifimjs.

Moi, m'en aller sans voir cette femme divine!

AHHI08.

Insensé! qui demande à voir la Messaline!

trois fois insensé!

LXF1DUS.

Voyoi, comme en tous lieux Le mérite après lui traîne des envieux !

ARlflUS.

Mais tu ne sais donc pas ce qu'elle est, cette femme?

uroiis.

Je sais que son beau corps enferme un cœur de flamme, Et que l'amour, à qui tous destins sont connus, La donna pour prétresse à sa mère Vénus.

AimnMU Eh bien done, e'est a moi de te dire le reste ; Écoute : mieux pour toi vaudrait, ainsi qu'Orntte, Avoir, par un forfait exécrable, odieux, Amassé sur ton front la colère des dieux , Qu'avoir guidé vers toi, par quelque vont profane, Le regard dévorant de cette courtisane.

Crois-moi, n'arrête pas, en étendant la main, Le malheur qui suivait l'autre bord du chemin ; Crains cette femme aux yeux sombres, aux lèvres pâles, Et qui naquit, dit-on, dans les ides feules; Car, ne va pas penser, enfant, que son amour Soit un amour joyeux et qui chante au grand jour, Un amour que le soir, au feu de la résine, Reconduise à ton seuil la flûte tibkine, Et qui, las de bonheur, s'éveille le matin Sur un lit tout jonché des roses du festin.

Non pas, ami, ce sont des amours taciturnes, Cherchant des voluptés étranges et nocturnes, Qui veulent des plaisirs d'autres plaisirs suivis, Qui, lassés quelquefois, mais jamais assouvis, Vont dans l'ombre, laissant sur leur passage infâme Quelque corps inconnu d'enfant, d'homme ou de i

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