‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 936 sur 999 · PROLOGUE, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE VII

iar le Tibre déjà, compilée eux flots prudents, ioole à la wer la tète, tu bâillon dans les dents, rois-moi, ne tentons pas les destins qu'elle eooft, îous ayons bien assez do tigre sans la louve.

Lirons.

)ue dis-tu?

▲mnos.

Je te dit oe que chacun tout bas Te dirait... ou plutôt, non, ne te dirait pas, 2ar duI de nous ne sait, alors qu'à la lumière l ouvre le matin sa joyeuse paupière, Dans quel cachot maudit ou quel tombeau pieux, Le soir, captif ou mort, il fermera les yeux. Aussi celui qui sait le péril, s'il le brave, affranchissant bientôt son plus fidèle esclave, Lui met sous sa tunique un fer court et discret, Afin d'avoir sans cesse un assassin tout prêt , Qui, dans l'occasion, d'une main prompte et sûre, Bourreau reconnaissant, lui sauve la torture! Oui, c'est qu'incessamment nous sommes épiés, Épiés par le flot qui vient mouiller nos pieds , Épiée par l'oiseau qui sur nos tètes passe, Par le serpent qui fuit et qui n'a point de trace, Par Therbe de la plaine et par l'arbre des bois, Qui tous trouvent un son, un langage, une voix Pour redire aussitôt à des maîtres farouches Le complot qu'en un rêve ont murmuré nos bouches. Tu doutes ?

Oui.

Limes.

AlflflUS.

Cest bien, tu verras.

Lirions,

La terreur T'a rendu fou, mon cher ; je crois bien l'Empereur Disposé quelquefois à faire trembler Rome; Mais, à tout prendre enfin, l'Empereur est un homme Né du sein d'une femme, et qui fut, en naissant, Comme un autre nourri de lait et non de sang : Si c'est un tigre, alors qu'on le mette à la chaîne.

ANNIU8.

On voit bien, pauvre fou, que tu reviens d'Athêne,

Et que tu n'as pas vu comme nous de tes yeux

Sa colère monter des hommes jusqu'aux dieux.

Oui, c'était un enfant comme un autre : son âme

S'ouvrait aux sentiments humains; mais cette femme,

Pour quelque noir dessein, dans sa coupe a versé

Un breuvage d'amour qui l'a fait insensé,

Si bien que ce n'est plus César, mais Messaline

Qui règne au Palatin la royale colline !

C'est pourquoi doublement il faut fuir son regard,

Miroir incestueux, si brûlant que César

Ne voit pas, ébloui du feu de sa prunelle, »

Parmi tous ces amauts qui tombent derrière elle,

Cherea, seul debout, qu'elle tient attaché

Et laisse vivre encor dans quelque but caché.

LXPIMJS.

Eh bien ! soit, de conseils ma prudence pourvue, Renonce à son amour, mais non pas à sa vue.

( La porte de Messaline s'ouvre.)

I AIMIV8.

Tiens, «ton désir fatal est exaucé; voilà

Messaline qui va passer, regarde-la :

J'ai fait ce que j'ai pu, libre à toi de la suif re.

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