‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 944 sur 999 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

AFRANIUS, AQMLA, STELLA, puis PROTOGÈNE.

un DÉcuRiow , entrant et rangeant set prétoriens de

Vautre côté du théâtre.

César! Vive César!

lis licteurs, repoussant le peuple.

Cest l'empereur! arrière!

vit Licnux, dans la coulisse.

Descends de ton cheval, et toi de ta litière; A terre tous les deux !

aquila, dans la coulisse.

Malheur à toi, licteur!

Si la main...

(Entrant et apercevant Afranius.) N'es-tu pas consul ou sénateur?

AV1AHIU8.

Je suis consul.

AQUILA

Eh bien! près de toi je réclame.

AFBANIUS.

Que veux-tu?

AQUILA

Tes licteurs insultent une femme, Consul ; ordonne-leur de nous laisser passer.

AVRANIUS.

Impossible, jeune homme, on ne peut traverser, Voilà César qui vient.

aquîla ,4 part.

C'est vrai, sur ma parole.

AFBAIflUS.

VoU-tn le messager qui monte au Capitole?

Liram*.

Vive César!

AriAinus.

Vois- tu l'empereur sur son char, Là-bas?

AQUILA

Oui, Je le vois.

(Faisant un mouvement pour entrer dans la

coulisse.)

Stella, viens voir César.

AfiAimrft, l'arrêtant.

A tes longs cheveux blonds tombant sur tes épaules...

aquila, vivement.

Je me nomme Aquila, je suis né dans les Gaules, J'ai droit de citoyen.

(Prenant Stella par le bras.) Viens, ma Stella.

STELLA, voilée.

J'ai peur.

AQUILA

Viens donc.

AFIAMUS.

Et cette enfant?

AQUILA

De César est la sœur, Si l'on peut nommer soeur celle qui fut nourrie Du même lait que nous.

AF1ANIUS.

Et Rome est ta patrie, Jeune fille?

CAL1GULA

Oui, seigneur, mais ma mère à Baïa Demeure... Connais-tu ma mère Junia?

APBAIHUS.

Sans doute... et sur César elle a toute-puissance.

stella, levant son voile.

Je viens la retrouver après cinq ans d'absence.

APBAH1U8.

Approchez donc... Licteurs, protèges cette enfant.

8TILLA.

Merci!

LE PEUPLE

Vive César vainqueur et triomphant !

PBOTOQÈiti, entrant avec ses première habité. Consul!

APBA1IIU8.

Hein! Ah! c'est toi!

PIOTOGÈNB.

Pour un ordre suprême Donne-moi deux licteurs.

AFBAHIUS.

Prends-les.

(Aux licteur $.)

Comme à moi-même

A l'ami de César que vous reconnaisse*,

Sans hésitation, licteurs, obéissez.

(Protogène prend lee deux licteurs et entre avec eus aux bains. Le cortège commence à défiler. Les soldats, portant les trophées, entrent les premiers; puis Incisatus, le cheval de guerre de César, conduit par deux sénateurs; puis des enfants couronnés de roses, qui jettent des fleurs; puis enfin César, sur un char d'ivoire et d'or attelé de quatre chevaux blancs et conduits par les Heures du jour et delà nuit. Derrière le char, les prisonniers vaincus; derrière les prisonniers, les soldats.)

les HBUBES nu joui, tenant des palmes d'or à la main.

Nous sommet les Heures guerrières Qui présidons aux dors travaux.

Quand Bellone ouvre les barrières, Quand César marche à ses rivaux , Notre cohorte échevelée Pousse dans l'ardente mêlée La rase fertile en détours; Et sur la plaine, vaste tombe Où la moisson sanglante tombe, Souriant à cette hécatombe, Nous planons arec les vautours.

LU IBCBBS tl LA HUIT.

Nous sommes de* Heures heureuses Par qui le plaisir est conduit ; Quand les étoiles amoureuses Percent le voile de la nuit.

Près de la beauté qui repose Œil entrouvert, bouche mi-close.

Vers un lit parfumé de rose , Nous guidons César et l'Amour, Et là nous demeurons sans trêve Jusqu'au moment, où, comme un rêve, L'aube naissante nous enlève Sur le premier rayon du jour.

(Un nuage descend et s'abaisse près du char; Messalinè parait en Victoire, une couronne d'or è h main.

MBSSALIHB.

Et moi, Romains, Je suis la Victoire fidèle Dont la puissante main enchaîne le hasard, Qui tresse au conquérant la couronne immortelle, Et qui descend du ciel pour couronner César.

CALIGCLA.

Et maintenant, o fils et de Mars et de Rhée,

Peuple nourri du lait de la louve sacrée,

Tous pouvez contre tous combattre impunément,

(Il enlève MessaUne de son nuage et la met près de

lui sur son char.) Car la Victoire a pris César pour son amant (En ce moment, Protogène sort précédant une têtière sur laquelle est Lepidus, étendu et recouvert d'un manteau. On ne voit que ses longs cheveux, qui pendent mouillés, et un de ses brae, dont Cartère saigne encore.)

SABiKus, montrant le cadavre à Annius.

Lepidus!

Aiunus.

C'est le temps des courtes agonies.

calioula, au peuple.

Au Capilole, enfants.

PBOTOGBffB.

Licteurs, aux Gémonies.

le pbuplb.

Vive César!

stbixa, effrayée, à Aquila.

Regarde !

Ajrnius et sabthus. vengeance !

STELLA

terreur!

LB PBUPLB.

Vive César ! César est un grand empereur !

(Us deux cortèges se croisent; les chants recommencent. La toile tombe.)

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