‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 943 sur 999 · PROLOGUE, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE IX

Ar*&mros, avec mystère.

N'importe, Claudius... c'est le ciel qui renvoie.

CLAUDIUS

(Test l'enfer, bien plutôt... Cette maudite voie, Elle est d'une longueur!...

aviauius, à demi-voix.

Les augures sont pria.

Quels sont-ils ?

claudius.

AnUKITO.

Malheureux.

CLAUfilUS.

Je n'en suis pas surpris, Ils présagent ma mort.

AriAlUUS.

Crains que le coup ne porte Plus haut qfte toi.

CLAUWUS.

Mus haut; en ce cas peu m'importe; Mais enfin quels sont-ils?

ATBAlflUS.

Dans le ciel, cette nuit, On a vu des soldats se heurter avec bruit;' Une louve a mis bas son fruit, informe ébauche; Le tonnerre a brillé venant de droite à gauche; En marchant à l'autel la génisse a mugi; Et quand le victimaire eut, de son bras rougi, Avec le fer sacré, creusé les deux entailles, En vain il a cherché le cœur dans les entrailles : Même chose arriva, soit présage ou hasard, Quand, frappé par Brutus, tomba le grand César.

CLAUDIU8,

Eh bien! que penses-tu de tout cela?

ATRAlfîUS.

Qu'Octave N'eût jamais oublié, ne fût-il qu'un esclave, L'homme qui, le premier sur son chemin placé, L'eût instruit du péril dont était menacé Celui-là qui, tombant sur les degrés du trône, Devait faire à ses pieds rouler une couronne; Si terrible qui! soit, un présage irrité Se peut envisager sous un heureux côté, Car, fatal au soleil dont la course s'achève, 11 devient favorable à l'astre qui se lève :

Qu'en dis-tu, Claudius?

CLAUDIUS

Silence, parlons bas.

Ces présages, consul...

AFIAWIUS.

Eh bien!

CLAUDIUS

le n'y crois pas.

Et maintenant, adieu; J'ai repris quelque force:

(Il continue sa course vers le Capitule.) ajxajuus, le regardant s'éloigner.

Le vieux renard a vu le piège sous l'amorce.

Tout insensé qu'il est ou qu'on le dit, Je c'roi

Que cet homme est encor plus prévoyant que moi.

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