‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 979 sur 999 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les Précédents, L'AFFRANCHI, puis MESSALINE.

l'affranchi.

Celle qui suit toujours l'esclave nubienne Désire le parler à l'instant.

CHEREA.

Qu'elle vienne.

(L'affranchi sort.) Toi, dans ce cabinet entre pour un instant, Et tu sauras bientôt le destin qui t'attend.

(Allant au-devant de Messaline, qui est voilée.) Salut à la beauté solitaire et voilée Qui, pareille à Phœbé sur sa route étoilée, Se levant radieuse £ son humble horizon, De sa douce lumière éclaire ma maison.

(Soulevant son voile.) Permet-elle un instant que de son beau visage Le souffle de l'amour écarte ce nuage, Et que ses traits chéris éblouissant mes yeux, Du bonheur d'un mortel rendent jaloux les dieux!

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