PROLOGUE
Occupons-nous de lui, bissons l'autre se plaindre. Monaldeschi n'est point un de ces courtisans Qui n'exigent, pour prix de leurs soins complaisants, Qu'un titre, une faveur, un cordon, une place : Pour avancer d'un pas, nul dégoût ne le lasse, Du trône chaque Jour on le voit s'approcher, Car il rampe aussitôt qu'il ne peut plus marcher. Pour se mieux assurer la puissance suprême, Ce qu'il veut de Christine est Christine elle-même. Nul ne sait mieux des cours ce magique alphabet Qui nous conduit au trône ou nous hisse au gibet. 11 n'a qu'un seul ami, qu'un confident, un page, Qui ne parle qu'à lui, dans un autre langage. Au fanal adossé, d'ici tu peux le voir :
Cest ce Jeune homme triste, au teint pâle, à l'œil noir ; El toujours près de lui l'on voit ce page étrange Comme près d'un démon Dieu placerait un ange.
striitbrrg, regardant Monaldeschi.
Cet homme est jeune encor? •
BESCARTS8.
Il peut avoir trente ans.
STBINBERG.
El cet autre, qu'il suit de ses yeux insultants ?