‹ Œuvres, vol. 2Chapitre 988 sur 999 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les PiicBDBftTS, MESSAL1NE en baccbaïite.

MBSSAMltE.

Salut à Claudius, le prince du festin :

Salut, César, je viens, ce Faleme à la main , Plaider auprès de toi la cause de l'automne.

CALTGCLA.

Dès que de sa défense elle charge Érigone, Nous ne la voulons pas condamner au hasard.

Pour elle que dis-tu?

btbssalirb.

Tends ta coupe, César.

caliggla, après avoir bu.

Un si bon plaidoyer mérite récompense.

MESSALME.

Que pense donc César maintenant?

CALIGCLA.

César pense Qu'entre les deux saisons l'on veut choisir en vain. Le printemps a l'amour, mais l'automne a le vin; Toutes deux ont reçu des faveurs sans pareilles, Si bien, pour dépouiller les lauriers et les treilles, Que d'une égale ardeur on attend leur retour : Car l'automne a le vin, mais le printemps l'amour.

MESSALUfE.

Par Thémis ! de Minos ce jugement est digne : Couronnez donc César de roses et de vigne, Car Bacchus et l'Amour l'ont fait victorieux Et maître sur la terre, ainsi qu'ils sont aux cieux.

caligula.

Maintenant, Claudius, toi qui de tout dispose Comme roi du festin, invente quelque chose.

Tu nous trouveras prêts à seconder tes voeux. Voyons, amuse-nous, Claudius, je le veux.

Page 1