‹ ŒuvresChapitre 48 sur 66 · DIV · texte numérisé non relu

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DE M. DE VOLTAIRE

A Femey, ai mai.

Sire, vous allez être étonné en jetant les yeux sut la

pedte brochure que j'envoie à votre majesté : devineriez-

vous qu'elle est de monsieur le landgrave de Hesse.»^ Son

. génie s'est déployé depuis qu'il est devenu votre neveu,

et qu'il a lu vos ouvrages. Je ne sais pas positivement

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s'il aTOue ee petit livre, mais je sais ceitamemént qull e»t de lai : c*ett un tableau qu'on reconnaîtra aisément pour être d'un peintre de votre école. Voss avez f^ naître un nouveau siècle | vous ave:» formé des hommes et des princes. Dans combien de genrel votre nom b* étonnera-t-il pas la postérité?

Nous avons grand besoin que votre majesté philosophique règne long-temps ; nous avions chez les Welches deux ministres philosophes, les voilà tous deux à la fois exclus du ministère; et qui sait si les scènes des La Barre et des d'JÈtaUonde ne se renouvelleront pas dans notre malheureux pays? La Raison commence à se faire un parti si nombreux, que ses ennemis se mettent sous les armes, et on sait combien ces armes sont dangereuses. Il Êiudra que cette malheureuse Raison vienne se réfugier dans vos états avec ses disciples, comme les protestans vinrent chercher un asile chez le r<M votre grand-pere. Depuis que je suis au monde, je nai vu cette Raison que persécutée; je la laisserai sans doute dans le même état; mais je me conscflerai en me flattant qu'eUe a un ^pui inébranlable dans le héros qui a dû :

Mais quoique admirateur d* Alexandre et d*Alcide, Teosse ai'né mieux pourtant let Tenus d'Aristide.

Je me mets aux pieds de l'Alcide et de FAristide de nos jours.

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