‹ Oevres choisiesChapitre 114 sur 288 · LE CRUCIFIX · texte numérisé non relu

LE CRUCIFIX

Conduire la génisse à la source qu'elle aime,

Ou suspendre la chèvre au cytise embaumé, "C <a-^ ^t^-^/^c-t-^7

Ou voir ses blancs taureaux venir tendre d'eux-même

Leur front au joug accoutumé ; 355

Guider un soc tremblant dans le sillon qui crie. Du pampre domestique émonder les berceaux, /s-ttc^^c. Ou creuser mollement, au sein de la prairie. Les lits murmurants des ruisseaux ;

Le soir, assis en paix au seuil de la chaumière, Sôo

Tendre au pauvre qui passe un morceau de son pain, Et, fatigué du jour, y fermer sa paupière Loin des soucis du lendemain;

Sentir sans les compter, dans leur ordre paisible, Les jours suivre les jours, sans faii-e plus de bruit 365

Que ce sable léger dont la fuite insensible Nous marque l'heure qui s'enfuit ;

Voir de vos doux vergers sur vos fronts les fruits pendre, Les fruits d'un chaste amour dans vos bras accourir, -^ Et, sur eux appuyé, doucement redescendre : Sjo

C'est assez pour qui doit mourir.

Le chant meurt, la voix tombe. Adieu, divin Génie;

Remonte au vrai séjour de la pure harmonie !

Tes chants ont arrêté les larmes de mes yeux.

Je lui parlais encore... Il était dans les cieux, SyS

XYI LE CRUCIFIX

Elvire était morte, le i8 décembre 1817, après d'horribles souffrances. Un ami de Lamartine rapporta au poète, de la part de celle

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