‹ Oevres choisiesChapitre 113 sur 288 · Cf. Hugo, la Tristesse d'Olympio · texte numérisé non relu

Cf. Hugo, la Tristesse d'Olympio

Les grands chars gémissants qui reviennent le soir. Ce sont les stridentia plaaslra de Virgile (Géorg., III, 536).

Et depuis, exilé de ces douces retraites, Gomme un vase imprégné d'une première odeur, Toujours loin des cités des A'oluptcs secrètes SSo

Entraînaient mes yeux et mon cœur.

Beaux lieux, recevez-moi sous vos saci'és ombrages I Vous qui couvrez le seuil de rameaux éplorés, Saules contemporains, courbez vos longs feuillages

Sur le frère que vous pleurez. 3iî>

Reconnaissez mes pas, doux gazons que je foule, Arbres que dans mes jeux j'insultais autrefois ; Et toi qui loin de moi te cachais à la foule. Triste écho, réponds à ma voix.

Je ne viens pas traîner dans vos riants asiles 34*

Les regrets du passé, les songes du futur : J'y viens vivre, et, couché sous vos berceaux fertiles, Abriter mon repos obscur.

S'éveiller le cœur pur, au réveil de l'aurore. Pour bénir, au matin, le Dieu qui fait le jour; , 3^5

Voir les fleurs du vallon sous la rosée éclore, Comme pour fêter son retour ;

Respirer les parfums que la colline exhale. Ou l'humide fraîcheur qui tombe des forêts ; Voir onduler de loin l'haleine matinale 35©

Sur le sein flottant des guérets; S' -

328. Exilé ne se rapporte à aucun mot exprimé dans la proposition. V. IV, 129 (note). Celte construction irrcgulièrc se poursuit dans le vers suivant.

329. Imprégné : qui reste imprégné. La comparaison n'est d'ailleurs qu'ébauchée.

334. Contemporains: ines contemporains (cf. le latin œqaalis). 337. J'insultais. Cf. Boileau, /ipii., VI, 11-12: ,

Tous ses bords sont couverts de saules non plantés

Et de novers souvent du passant insultés. 35o. Onduler. Appliqué par transposition au vent : au propre, ce sont les guérets ■^ui ondulent.

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