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Hors de nos sens: hors du corps, siège de nos sens

70. Ta prias en vain. A Gethsémani, au pied du mont des Oliviers (Evangiles de saint Mathieu, XVI, 36, de saint Marc, XiV, Sa, de saint Luc, XXII, 89 ensuivants).

De la croix, où ton œil sonda ce grand mystère, Tu vis ta mère en pleurs et la nature en deuil ; Tu laissas comme nous tes amis sur la terre,. 75

Et ton corps au cercueil !

Au nom de cette mort, que ma faiblesse obtienne De rendre sur ton sein ce douloureux soupir : Quand mon heure viendra, souviens-toi de la tienne,

0 toi qui sais mourir ! 80

Je chercherai la place où sa bouche expirante Exhala sur tes pieds l'irrévocable adieu, Et son âme viendra guider mon âme errante Au sein du même Dieu.

Ah ! puisse, puisse alors sur ma funèbre couche, 85

Triste et calme à la fois, comme un ange éploré, Une fi2;ure en deuil recueillir sur ma bouche L'héritage sacré !

Soutiens ses derniers pas, charme sa dernière heure ; Et, gage consacré d'espérance et d'amour, 90

De celui qui s'éloigne à celui qui demeure Passe ainsi tour à tour.

Jusqu'au jour où, des morts perçant la voûte sombre, Une voix dans le ciel, les appelant sept fois, Ensemble éveillera ceux qui dorment à l'ombre gS

De l'éternelle croix !

« J'étais sincère quand j'écrivis ces adieux à la poésie... Je ne comptais plus rien écrire en vers, ou du moins plus rien imprimer. Les

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