‹ Oevres choisiesChapitre 140 sur 288 · Les ailes des heures. V. VIII. 3i (note · texte numérisé non relu

Les ailes des heures. V. VIII. 3i (note

PENSÉE DES MURIS lii

Cette pièce paraît avoir été écrite en Italie, ea 1827 ; c'est probablement elle que Lamartine avait d'aborJ intitulée De Profundis (y. Correspondance, t. III, p. 5i).

Voilà les fenilles sans sève

Qui tombent sur le p^azon ;

Voilà le vent qui s'élève

Et gémit clans le vallon ;

Voilà l'cnanfc liirondellc &

Qui rase du boni de l'aile

L'eau dormanle des marais ;

Voilà l'enfant des chaumières

Qui glane sur les bruyères

Le bois tombé des forêts. 1»

L'onde n'a plus le murmure

Dont clic encliantait les bois ;

Sous des rameaux sans verdiiK^

Les oiseaux n'ont plus de voix ;

Le soir est près de l'aurore ; i5

L'aslre à peine vient d'éclorc

Qu'il va terminer son iour ;

Il jette par intervalle

Une lueur, ckrté pâle

Qu'on appelle encore un jour. 20.

L'aube n'a plus de zépliire Sous ses nuages dorés ; La pourpre du soir expire Sur les flots décolorés ;

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