L'astre: le soleil. V. VllI, 78 (note
18. Par iniervalle. Au singulier pour la rime. V. IX, 64 (note).
La mer solitaire et vide »">
îN'est plus qu'un désert aride
Où l'œil cherclie en vain l'esquif;
Et sur la grève plus sourde
La va2;ue oracreuse et lourde
N'a qu'un murnnure plaintif. 3o
La brebis sur les collines
Ne trouve plus le gazon ;
Son agneau laisse aux épines
Les débris de sa toison-;
La flùtje aux accords champêtres 35
Ne réjouit plus les hêtres
Des airs de joie ou d'amours ;
Toute herbe aux champs est glanée :
Ainsi finit une année,
Ainsi finissent nos jours 1 4o
C'est la saison où tout tombe Aux coups redoublés des vents ; Un vent qui vient de la tombe Moissonne aussi les vivants :
Ils tombent alors par mille, 45
Comme la plume inutile Que l'aigle abandonne aux airs, Lorsque des plumes nouvelles ' Viennent réchaulï'cr ses ailes
A l'approche des hivers. - 5o
C'est alors que ma paupière
Vous vit pâlir et mourir.
Tendres fruits qu'à la lumière
Dieu n'a pas laissés mûrir !
Quoifjue jeune sur la terre, 55 ■
Je suis déjà solitaire