Image : aspect, apparence
12. Tout ce début est à opposer au début de V Hymne du matin (ci-dessus, XXIIl), où sont décrits au contraire le lever du soleil et le réveil des choses.
26. Flottait. Construit comme un verbe de mouvement : voguait en flottant.
ag-Sa. Cf. Chateaubriand, Bené : « Une haute colonne se montrait seule
0 lumière! où vas-tu? Globe épuisé de flamme, Nuages, aquilons, vagues, où courez-vous? Poussière, écume, nuit; vous, mes yeux; loi, mon âme, Dites, si vous savez, où donc allons-nous tous?
A toi, grand Tout, dont l'aslre est la paie étincelle,
En qui la nuit, le jour, l'esprit vont aboutir!
Flux et reflux divin de vie universelle.
Vaste océan de l'Être où tout va s'engloutir I... do
a J'ai roulé des milliers de fois cette pensée dans mes yeux et dans mon esprit, en regardant du haut d'un promontoire ou du pont d'un vaisseau le soleil se coucher sur la mer, et plus encore en voyant l'armée des étoiles commencer, sous un beau firmament, sa revue et ses évolutions devant Dieu. Quand on pense que le télescope d'Ilerschel a compté déjà plus de cinq millions d'étoiles; que chacune de ces étoiles est un monde plus grand et plus important que ce globe de la terre ; que ces cinq raillions de mondes ne sont que les bords de cette création ; que, si nous parvenions sur le plus éloigné, nous apercevrions de là d'autres abîmes d'espace infini comblés d'autres mondes incalculables, et que ce voyage durerait des mjTiades de siècles, sans que nous pussions atteindre jamais les limites entre le néant et Dieu, on ne compte plus, on ne chante plus; on reste frappé de vertige et de silence, on adore, et l'on se tait. » (Commenlaire de Lamartine.)
La date de la composition est inconnue.
C'est une nuit d'été ; nuit dont les vastes ailes Font jaillir dans l'azur des milliers d'étincelles; Qui, ravivant le ciel comme un miroir terni, Permet à l'œil charmé d'en sonder l'infini ;
debout dans un désert, coniine une grande pensée s'élève, par intervalles, dans une âme que le temps et le malheur ont éprouvée. » C'est à peu prè» la même comparaison, intervertie.