‹ Oevres choisiesChapitre 146 sur 288 · Aquilons. V. I, 52 (note · texte numérisé non relu

Aquilons. V. I, 52 (note

07. Grand Tout. V. IX, 46 et la note. — L'aslre: le soleil. V. Vill, j'S (noie).

Nuit où le firmament, dépouillé de nuages, De ce livre de feu rouvre toutes les pages : Sur le dernier sommet des monts, d'où le resfard Dans un double horizon se répand au hasard, Je m'assieds en silence, et laisse ma pensée Flotter comme une nier où la lune est bercée.

L'harmonieux éther, dans ses vagues d'azur.

Enveloppe les monts d'un lluide plus pur;

Leurs contours qu'il éteint, leurs cimes qu'il efTace,

Semblent nager dans l'air et trembler dans l'espace,

Comme on voit jusqu'au fond d'une mer en repos

L'ombre de son rivaa:c onduler sous les flots.

Sous ce jour sans rayon, plus serein qu'une aurore,

A l'œil contemplatif la terre semble éclore ;

Elle déroule au loin ses horizons divers

Où se joua la main qui sculpta l'univers.

Là, semblable à la vague, une colline ondule;

Là le coteau poursuit le coteau qui recule,

Et le vallon, voilé de verdoyants rideaux.

Se creuse comme un lit pour l'ombre et pour les eaux;

Ici s'étend la plaine, où, comme sur la grève,

La vague des épis s'abaisse et se relève ;

Là, pareil au serpent dont les nœuds sont rompus.

Le fleuve, renouant ses flots interrompus,

Trace à son cours d'argent des méandres sans nombre,

Se perd sous la colline et reparaît dans l'ombre;

Comme un nuage noir, les profondes forêts

D'une tache grisâtre ombragent les guérets, i* *

El plus loin, où la plage en croissant se reploie.

Où le regard confus dans les vapeurs se noie,

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