‹ Oevres choisiesChapitre 151 sur 288 · Vil. Emploi hardi du mot au sens actif: méprisant · texte numérisé non relu

Vil. Emploi hardi du mot au sens actif: méprisant

i83. Desséchés. Métaphorique : désabusés, désenchantés.

Et j'entends bourdonner sous l'herlic que je foule

Ces flots d'êtres vivants que chaque sillon roule :

Atomes animés par le souffle divin, (t-^^^^

Chaque rayon du jour en élève sans fin ; ^m!--*--~-**^ *•»*-'

La minute suffit pour compléter leur être,

Leurs tourbillons flottants retombent pour renaître ;

Le sable en est vivant, l'élher en est semé,

Et l'air que je respire est lui-même animé !

Et d'où vient cette vie, et d'où peut-elle éclore,

Si ce n'est du regard où s'allume l'aurore?

Qui ferait germer l'herbe et fleurir le gazon, igS

Si ce regard divin n'y portait son rayon?

Cet œil s'abaisse donc sur toute la nature!

Il n'a donc ni mépris, ni faveur, ni mesure ;

Et devant l'Infini, pour qui tout est pareil.

Il est donc aussi grand d'être homme que soleil î 200

Et je sens ce rayon m'échauffer de sa flamme,

Et mon cœur se console, et je dis à mon âme :

Homme ou monde, à ses pieds, tout est indifférent;

Mais réjouissons-nous, car notre maître est grand !

Flottez, soleils des nuits, illuminez les sphères, aoS

Bourdonnez sous "votre herbe, insectes éphémères! Rendons gloire, là-haut et dans nos profondeurs. Vous par votre néant, et vous par vos grandeurs, Et toi par ta pensée, homme, grandeur^uj^rême. Miroir qu'il a créé pour s'admirer lui-même, 210

Scho que dans son œuvre il a si loin jeté Afin que son saint nom fût partout répété ! Que cette humilité qui devant lui m'abaisse Soit un sublime hommage, et non une tristesse; I Et que sa volonté, trop haute pour nos yeux, ai5

Soit faite sur la terre ainsi que dans les cieux !

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