Implore: cherche avidement. V. VII, 20 (note
8g. Pyramider. Terme pittoresque, familier à Lamartine, en prose comm© en vers. Cf. Raphaél, XXXIX : « L'abbaye de Haute-Combe pyramidait e noir devant nous, de l'autre côté du lac. » Voyage en Orient, t. I, p. 71 : a Au-dessus du corps sombre du bâtiment, le nuage de toutes ses voiles était groupé pittoresquement et pyramidait autour de ses mâts. » 7c?., t. II, p. 108: « Des terrasses de maisons sans nombre pyramidaient comme des gradins d'étage en étage. » Corresp., t. III, p. 107 : « J'y bâtis (à Saint-Point) des tours crénelées pour pyramider avec les sapins que je plante. » Il appelle de même les sommets alpestres « pyramides des airs » (XXIX, 35) et qualifie de « pyramidal » l'arbre des hautes cimes destiné à faire un màt (XL^II, i ig)-
Jusqu'au pied des derniers coteaux.
Un seul des cheveux de sa tète
Abrite contre la tempête
Et le pasteur et les troupeaux. 9"^
Et pendant qu'au vent des collines
Il berce ses toits habités,
Des empii'es dans ses racines,
Sous son écorce des cités ;
Là, près des ruches des abeilles, loo
Arachné lisse ses merveilles.
Le serpent siffle, et la fourmi
Guide à des conquêtes de sables
Ses multitudes innombrables
Qu'écrase un lézard endormi. io5
Et ces torrents d'âme et de vie,
Et ce mystérieux sommeil,
Et celte sève rajeunie
Qui remonte avec le soleil ;
Celte intelligence divine ''o
Qui pressent, calcule, devine
Et s'organise pour sa fin ;
Et cette force qui renferme
Dans un gland le germe du germe
D'êtres sans nombres et sans fin ; n5
Et ces mondes de créatures
Qui, naissant et vivant de lui,
Y puisent être et nourritures
Dans les siècles comme aujourd'hui :
98-99. Entendez : ayant, portant des empires dans ses racines, des cités «0U8 son écorce.
10 1. Arachné : l'araignée. D'après la mythologie, Arachné était une habile ouvrière en tapisserie que Minerve changea en araignée. V. Ovide, iVctam., VI, 1-1^5. ^
io3. Guide. V, IV, 18 (note).
ii2-ii5. Fin, fm. Rime très défectueuse: c'est le même mot pris dans deux acceptions diiïérenles (i" hnt, 2» terme). Cf. XXXN'I, 2i4.
ii5. Sans nombres. Le pluriel, par licence poétique. De même pour nonrrilures, au v. 118.
119. Dans les siècles : éternellement. Comme on dit : dans Ir rinssë, d.-ins l'avenir.