MILLY OU LA TERRE NATALE
Cette piè'cc célèbre fut écrite à Florence, au commencement de
On trouve des descriptions en prose de Milly dans les Confidences, IV, v-vi, et dgns les Mémoires inédits. I, vi et suivants. Voir aussi la Vigne et la Maison (ci-dessous, L). — Cf. Introduction, p. vu.
Pourquoi le prononcer, ce nom de la patrie? Dans son brillant e.\il mon cœur en a frémi ;
97. Sa parole m'a connu : il m'a appelé par mon nom, comme il appela Moïse sur IHoreb (^F.xàde, TII, 4).
98. J'ai monté devx.-d sa face. Coiiuiio Moisc sur l'Hoiob et sur le Sinaï.
Il rcsonnc de loin dans mon âme attendrie, Comme les pas connus ou la voix d'un ami.
Montagnes qu€ voilait le brouillard de l'automne, %
Vallons que tapissait le givre du matin, Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne, Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,
Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide, Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour i»
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide, Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,
Chaumière où du foyer étincelait la flamme.
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer.
Objets inanimés, avez-vous donc une âme i5
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer? •
' . ^ IJ'ai vu des cieux d'azur, où la nuit est' sans voiles, ■^^T^ I Dores jusqu'au matin sous les pieds des étoiles,
^Arrondir sur mon front dans leur arc infini '^*^*^'- Leur dôme de cristal qu'aucun vent n'a terni ; ao
ix,f^^ iilài vu des monts voilés de citrons et d'olives '(/^^''^Rénéchir dans les flots leurs ombres fugitives.
Et dans leurs frais vallons, au souffle du zéphyr,
Bercer sur l'épi mûr le cep prêt à mûrir ;
Sur des bords où les mers ont à peine un murmure, sS
J'ai vu des flots brillants l'onduleuse ceinture
la. Da jour: des événements de la journée. Cf. XXXIV, Sa :
Je lui conte mon jour, il me conte le sien. i4. Pèlerin : étranger, voyageur (lat. peregrinus). Cf. La Fontaine, Philénon et Baucis :
Tous deux (Jupiter et Mercure) en pèlerins vont visiter les lieux.
— Le « pèlerinaçie » d'Harold, ce sont de même les voyages d'Harold.
i5. Inanimés. Dépourvus de vie (lat. anima), mais non d'àme (lat. animus).